En 2016 en France, il y avait 13 millions de pirates informatique. Leur nombre est en baisse mais ensemble ils consomment beaucoup et représentent un gros manque à gagner.

Pirate dans un appartement sombre.
Pirate dans un appartement sombre. © Maxppp / Philippe de Poulpiquet

C'est une première depuis que des mesures fiables existent, le nombre d' "internautes indélicats" a diminué de 1 million en 2016. Selon l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa), "cette diminution est imputable tant à la réponse graduée qu’aux décisions judiciaires affectant plusieurs sites". Mais ensemble, ces 13 millions de pirates consomment 2,5 milliards de vidéos. C'est près de 200 vidéos par internaute. Une étude complémentaire de celle de l’Alpa, réalisée par EY, mesure pour la première fois le manque à gagner dû à la piraterie : près de 1,4 milliard d'euros.

Des pirates quadragénaires

Selon l'Alpa, avec plus de 4 millions d'internautes, les 35-49 ans sont les plus représentés parmi les pirates (32%). Viennent ensuite les 25-34 ans (23%), puis les 15-24 ans (18%) pour un âge moyen de 38 ans. EY estime que 27% des pirates privilégient le téléchargement direct, juste devant le streaming (26%, en croissance) et le partage d'abonnement (19%). Alors que le peer-to-peer (eMule, Kazaa, BitTorrent...) est en déclin depuis la loi Hadopi. Enfin, on apprend que de plus en plus utilisent les supports mobiles pour regarder leurs vidéos : 20% sur tablette et 15% sur smartphone.

Renforcer les offres légales

EY estime qu'il est possible de transformer le manque à gagner de 1,35 milliard d'euros en gain. Pour cela, le cabinet d'étude avance quelques idées. Le cabinet d'étude pense qu'il serait par exemple possible de freiner l'accès aux offres illégales en arrêtant de référencer les sites pirates sur les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux. Mais surtout il est persuadé que face à la multiplication des écosystèmes pirates, l'État devrait jouer "un rôle fédérateur dans l'encouragement au développement de l'offre légale". Entendez par là : l'enrichir avec des positionnements tarifaires et des contenus plus attractifs. En ce sens, les historiques Netflix (7,99€/mois) et Canal Plus (19,90€/mois) ont déjà été rejoints par Amazon Prime (49€/an) en décembre 2016 et SFR Play (9,90 €/mois) en février 2017.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.