Blocage d'une plateforme de grande distribution à St-Just dans l'Ain
Blocage d'une plateforme de grande distribution à St-Just dans l'Ain © MaxPPP

En plein Conseil Européen de l’Agriculture, les agriculteurs français ont multiplié les actions en Bretagne ou dans l’Ain. En cause : la chute des cours chez les éleveurs ou les producteurs laitiers, alors que le gouvernement français tente, lui, d’imposer à Bruxelles des solutions pour sortir de la crise.

Dès 6h, des tracteurs et leurs remorques ont bloqué les principaux accès à la ville de Vannes, dans le Morbihan. Un blocus prévu jusqu’au soir, en attendant de nouvelles actions à Rennes.

Depuis plusieurs semaines, déjà, les agriculteurs ont entamé une série d’actions, en particulier dans l’Ouest de la France mais aussi en région Auvergne-Rhône-Alpes, en particulier dans l’Ain où ils occupent depuis dimanche soir plusieurs plateformes de distribution de grandes surfaces, et les empêchent ainsi de se réapprovisionner en produits frais.

Entre 20 et 30% d’exploitations agricoles menacées

Les agriculteurs sont prêts à inscrire le mouvement dans la durée, et réclament toujours des négociations sur les marges pratiquées par la grande distribution.

Michel Joux, président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) d'Auvergne-Rhône-Alpes, estime que les prix d’achat aux producteurs ont déjà baissé de 5 à 10%. Selon ce dernier, sans renégociation de ces prix d’achats, « entre 20% et 30% des exploitations pourraient mettre la clé sous la porte en 2016."

La France compte sur un « plan européen de stockage »

Alors que le gouvernement français menaçe la grande distribution et les industriels de durcir la réglementation sur les marges pratiquées à l’égard de la filière, la France réclame aussi à Bruxelles un plan d’aide aux stockages privés, afin de désengorger le secteur de la viande de porc et du lait, ou encore un plan d’aide financière pour les agriculteurs les plus endettés.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.