selon l'insee, la croissance ne dépassera pas 0,7% cette année
selon l'insee, la croissance ne dépassera pas 0,7% cette année © reuters

La croissance de la France est nulle. Confirmation de l'INSEE à 7h30 ce jeudi. Ce taux concerne le deuxième trimestre mais il va être déterminant pour les mois à venir.

En fait, ce n'est pas une surprise. La tension montait ces derniers jours. Après un PIB (produit intérieur brut) nul enregistré sur la période allant de janvier à mars, bon nombre d'économistes tablaient sur une croissance limitée à seulement 0,1% sur la période avril-juin. Vendredi dernier, la Banque de France anticipait une hausse de ce PIB de 0,2%.

Les précisions de Manuel Ruffez dans le journal de 13 heures de Patrick Boyer :

La semaine dernier, l'INSEE notait déjà que la production industrielle reculait de 0,5% au deuxième trimestre par rapport au premier. La production manufacturière régressant de 1,2%. Pour cela, l'institut se base sur une enquête qu'elle a réalisée auprès des chefs d'entreprises. Des chiffres encore bien en dessous des ambitions du gouvernement Valls. Pour cette année 2014, il vise toujours une croissance de 1%.

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La France n'est pas le seul pays dans la tourmente

L'Italie annonçait la semaine dernière retomber dans la récession. Et même l'Allemagne signalait vendredi dernier un recul de son excédent commercial. La reprise économique dans la zone euro ne semble donc pas être en mesure de s'accélérer.

Comme le rappelle l'économiste de l'OFCE Eric Heyer : "la croissance c'est zéro dans toute la zone euro"

Depuis cette annonce, les réactions se succèdent

Jean-Claude Mailly, secrétaire national de Force ouvrière dit que ce sont de mauvais chiffres mais il n'est pas surpris notamment à cause de la politique qui est menée au niveau européen.

"Nous ne sommes pas dans une perspective, une capacité de développement" reconnaît Thibault Lanxade du Medef :

"Une rentrée difficile"

Reste à savoir maintenant si l'équipe Valls modifiera t-elle ses objectifs. Avant le départ en vacances de son gouvernement, le premier ministre annonçait déjà la couleur en promettant une "rentrée difficile en matière de conjoncture économique".

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Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde ce jeudi, le ministre des Finances, Michel Sapin, annonce prévoir une croissance du PIB "de l'ordre de 0,5%" en 2014 contre 1% prévu auparavant. Il ajoute :

"Rien ne nous permet, à l'heure actuelle, de prévoir pour 2015 une croissance très supérieure à 1%"."la France n'atteindra pas cette année son objectif en terme de déficit de ses finances publiques, malgré la totale maitrise de nos dépenses" . Le déficit des administrations publiques (...) sera supérieur à 4% du PIB en 2014"

... contre 3,8% prévu jusqu'alors. Le déficit cumulé de l'Etat, qui avec celui des collectivités territoriales et des régimes sociaux compose le déficit public de la France s'établit à 59,4 milliards d'euros soit quasiment le même niveau qu'à la fin juin 2013.

Pas question de durcir les réduction des dépenses

Les deux chefs de l'executif ont décidé d'en parler ce vendredi. Manuel Valls sera reçu à Brégançon par François Hollande pour "faire le point sur la rentrée" . Manuel Valls a toutefois prévenu -et notamment l'union européenne- qu'il n'était pas question de durcir encore le programme de réduction des dépenses déjà en place.

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