Croissance
Croissance © J J D/Corbis

L'activité économique française a fortement ralenti au deuxième trimestre, selon l'Insee. Mais elle a été meilleure que prévue en début d'année. De quoi conforter l'objectif du gouvernement, et de Michel Sapin, ministre des Finances : +1% de PIB sur 2015.

La croissance a été nulle au deuxième trimestre. En cause, la consommation des ménages qui a beaucoup moins augmenté qu'en début d'année (+0,1 contre +0,9% au premier trimestre) et un effet de variation des stocks des entreprises fortement négatif, selon les premiers résultats publiés vendredi par l'Insee.

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Le Premier ministre Manuel Valls a estimé que la France devrait "dépasser" 1% de croissance en 2015, évoquant à nouveau la possibilité d'un rythme annuel de croissance en fin d'année (comparaison du 4e trimestre 2015 par rapport au 4e trimestre 2014) à 1,5%. "C'est sans doute à ce niveau-là que l'on peut faire baisser le chômage", a-t-il ajouté.

Manuel Valls a commenté les chiffres de la croissance, lors d'un déplacement à Avignon

Croissance zéro, donc. Pourtant l'Insee avait prévu mieux. - Les explications de Marion L'Hour, du service économie de France Inter.

Premier responsable de cet indicateur économique décevant : la consommation des ménages, qui ralentit notamment à cause du prix du pétrole. Mais les achats d'opportunité ont été faits en début d'année et même si le prix du pétrole reste bas, son effet est moindre. L'activité se replie aussi dans le bâtiment.

Dans l'opposition, évidemment, on ne partage pas tout à fait l'optimisme du gouvernement face à ses chiffres. Pour Eric Woerth, ancien ministre du Budget et député Les Républicains, si le gouvernement ne peut pas tout, il est tout de même responsable de cette croissance en berne.

Des signes positifs

L'Insee a revu à la hausse les chiffres de la croissance au premier trimestre. L'Insee avait annoncé 0,6% et corrige finalement à 0,7%. Cela peut sembler faible mais c'est toujours bon à prendre.

Autre point positif : les exportations. Elles augmentent nettement : +1,7% par rapport au premier trimestre (où elles avaient augmenté de 1,3%). Et l'investissement, dans l'ensemble, reste positif même s'il est très faible, et toujours négatif dans certains secteurs. L'investissement des entreprises, notamment, a ralenti : il avait augmenté de 0,6% au premier trimestre, mais la hausse est limitée à 0,2% au deuxième.

En additionnant les deux trimestres, la croissance atteint 0,8% sur les six derniers mois. Donc même avec une croissance nulle les deux prochains trimestres, le bilan annuel restera positif de 0,8%. C'est moins que l'objectif du gouvernement, fixé à 1%, et de toute façon mieux que l'an dernier.

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