Les Français approuvent le commerce équitable, assurant un juste revenu aux producteurs. Mais quand ils achètent, ils tournent le dos à ces produits.

Le cacao, l'un des rares produits à bien se vendre  sur le marché de l'équitable
Le cacao, l'un des rares produits à bien se vendre sur le marché de l'équitable © Maxppp / Dominique GUTEKUNST

79% des consommateurs interrogés par l'institut Opinion Way adhèrent aux valeurs du commerce équitable. Pourtant, les ventes de produits équitables ont du mal à décoller.

68% des personnes interrogées se disent prêtes à payer "légèrement plus cher pour un produit qui garantit des conditions de travail et une rémunération justes pour les producteurs". Mais, au moment de l'achat, seulement un tiers des personnes se demandent qui est la personne qui a produit les aliments.

Prenons l'exemple du chocolat. Nous en consommons en moyenne sept kilos par an et par habitant mais seuls 22 grammes sont issus du commerce équitable? Coté dépenses moyennes ce n'est guère plus brillant puisque nous achetons un peu moins de 14 euros de produits equitables par an contre 60 euros pour nos voisins suisses ou l'équivalent de 30 euros en Grande Bretagne.

Seuls deux produits ont le vent en poupe

  • les bananes bio équitables dont les ventes ont progressé l'année dernière de 33% grâce à une publicité importante réalisée par les quatre enseignes Carrefour, Auchan, Intermarché et Biocoop.
  • les roses labellisées Max Havelaar dont les ventes ont augmenté de 120% là encore en un an. Cette hausse a commencé lorsque l'enseigne Aquarelle a décidé de ne proposer sur son site que ces roses équitables en provenance du Kenya ou d’Amérique du sud.

Le consommateur se pose quand même de plus en plus de questions

Le succès de la marque "C'est qui le patron?", lancée récemment en France pour assurer un revenu à des producteurs français en difficulté, a montré que les consommateurs étaient prêts à se laisser convaincre : dix millions de litres de lait ont été vendus en quelques mois.

Le prix a été défini après avoir interrogé les clients pour savoir s'ils acceptaient de payer un peu plus cher pour que le producteur puisse vivre de sa production.

La Quinzaine du commerce équitable se tient du 13 au 28 mai.

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