Au jeu de l’investissement le plus juteux, les jeunes pousses qui bousculent le secteur financier ont le vent en poupe. Notamment parce qu’elles viennent menacer des géants dans leur pré carré. A l'heure où le secteur fait salon à Paris, tour d'horizon du monde bouillonnant des "fintech".

Compte Nickel, un compte en banque sans banque distribué, notamment, dans les bureaux de tabac, a été acheté par une grande banque.
Compte Nickel, un compte en banque sans banque distribué, notamment, dans les bureaux de tabac, a été acheté par une grande banque. © AFP / Serge Attal

Que sont-elles ? Des entreprises innovantes

Vous connaissiez les « biotechs », ces entreprises qui innovent dans le domaine du vivant. Eh bien dans la finance et l’assurance, on les a baptisées « fintech », contraction de finance et technologie. Le terme recouvre les entreprises, inscrites dans la culture et les outils du numérique, qui innovent dans la banque, l’assurance ou la finance. Avec l’idée, dans un secteur traditionnellement verrouillé par les grands groupes de banque et d’assurance, de prendre leur part du gâteau.

Que font-elles ? D’abord du prêt et du paiement

Les start-up de la finance vont chasser dans les activités des banques, du financement et des placements. Elles offrent des services aussi bien au grand public qu’aux professionnels. Côté grand public, il peut s’agir de banques sans réseau, à l’instar de Compte Nickel, de financement participatif (KissKissBankBank…), de cagnottes en ligne (Leetchi…), de comparateurs d’assurances, d’agrégateurs de comptes en banque. Et pour les professionnels, cela passe le prêt participatif, le crowdlending (Lendix…), l’analyse financière, la gestion

Où sont-elles ? Partout dans le monde

Le classement des 100 premières « fintech » établi par le cabinet de conseil KPMG rassemble des entreprises de 29 pays. En dehors des Etats-Unis et de la Chine, qui comptent respectivement 19 et 9 fintech d’envergure, aucun pays n’émerge spécifiquement. Le phénomène est global.

L’an dernier, le nombre de fintech françaises dans le top 100 a doublé, passant de 3 à 6. Parmi elles, Lendix, qui propose des services de prêt participatif. 

Que pèsent-elles ? De plus en plus lourd

Au départ, les « fintech », comme toutes les autres start-up, n’ont fait de l’œil qu’aux fonds de capital-risque. Mais très vite, les groupes bancaires et financiers ont vu en elles des concurrents autant que des leviers d’innovation. A l’instar de BNP Paribas qui, prenant acte du succès de Compte Nickel – un compte bancaire sans banque et disponible dans les bureaux de tabac – a mis la main dessus

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