recul des immatriculations de voitures neuves en juillet
recul des immatriculations de voitures neuves en juillet © reuters

Le succès des petites voitures et le développement de moteurs essence plus économes grâce à la réduction des cylindrées ont fait tomber la part du diesel dans les nouvelles immatriculations à 64% en 2014, et même à 60% en décembre.

Le poids de ce type de motorisation, dont l'avantage fiscal et les émissions de polluants, malgré la sévérisation des normes, ont été particulièrement critiqués l'an dernier, ne cesse de diminuer pour les voitures neuves. Il avait atteint 73% en 2012.

► ► ► LIRE | Le communiqué du comité des constructeurs automobiles

Flavien Neuvi est directeur de l'observatoire Cetelem de l'automobile

Les Français roulent de moins en moins.

Les immatriculations de voitures neuves en France ont chuté

Véronique Julia a analysé les chiffres

Les immatriculations de voitures neuves en France ont chuté de 6,8% le mois dernier, le deuxième plus faible mois de décembre qu'ait connu le marché depuis la crise de 2008, reflet de l'attentisme des ménages et des entreprises face à une conjoncture économique très incertaine. Il s'est immatriculé le mois dernier 163 382 voitures neuves en France , selon les chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). En données corrigées des jours ouvrables (CJO), la baisse atteint 11%.

Pour trouver un volume plus faible sur le mois, il faut remonter à décembre 2012 (160 246 voitures) et à décembre 2008 (153 686), lorsque la crise de l'après-Lehman avait donné un violent coup de frein à la demande. Sur l'ensemble de 2014, les immatriculations de voitures ressortent en légère hausse de 0,3%, alors que le CCFA attendait encore début décembre une progression d'environ 1,5%. Même si la croissance est ténue, le marché parvient toutefois à interrompre une série de quatre années consécutives de baisse. Avec 1,795 million de voitures immatriculées l'an dernier, la France reste néanmoins toujours proche du 1,79 million de 2013, son plus bas niveau depuis vingt ans.

Le pays reste à la traîne par rapport à l'ensemble du marché européen, qui a progressé en novembre pour le quinzième mois d'affilée et affiché une croissance de 5,7% sur les onze premiers mois de l'année. Pour 2015, le CCFA table sur une stagnation du marché français à son niveau actuel.

Auto : les immatriculations en décembre
Auto : les immatriculations en décembre © Radio France
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.