JC Mailly a Matignon
JC Mailly a Matignon © MaxPPP

Les syndicats se succèdent aujourd'hui à Matignon, où Manuel Valls s'est dit prêt à quelques adaptations du projet de loi sans recul et sans remettre en cause le principe général de la réforme : mettre un peu plus de souplesse dans le code du travail.

Plusieurs syndicats comme la CFDT ont fait un casus belli de quelques points forts, les autorisations de licenciement ou les indemnités prudh'omales par exemple.

On ne lâchera pas

a répété ce matin Laurent Berger le Secrétaire national de la CFDT.Pour d'autres la réforme doit être purement et simplement retirée.

Il faut remettre tous les compteurs à zéro

a martelé Philippe Martinez de la CGT .

Aucune amélioration après une heure d'entretien ajoute Jean-Claude Mailly de FO

On est resté sur un désaccord de fond. Je ne négocie pas un plat de lentilles, on veut le repas complet

La CFTC reçue aussi dans la matinée considère à l'inverse que de réelles négociations ont commencé avec une ouverture sur des accords de branches qui pourraient reprendre la main quand les négociations d'entreprise n'ont pas abouti explique Philippe Louis de la CFTC.

Une ouverture aussi sur un CET transférable d'une entreprise à l'autre tout au long de la carrière d'un salarié, demande de la CFTC et de la CFDT.

Aucune avancée précise en revanche sur les deux points essentiels : licenciements économiques et indemnités aux prud'hommes. Sur ce dernier point, Matignon ne s'est pas avancé. Or la CFDT demande le retrait de cette "barêmisation" des indemnités, Laurent Berger en a même faitun point central de la négociation.

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