Microsoft dégraisse
Microsoft dégraisse © Reuters / Markku Ruottinen

Microsoft a annoncé jeudi qu'il allait supprimer jusqu'à 18.000 postes, soit environ 14% de ses effectifs, justifiant sa décision par l'intégration de Nokia et par une réorientation de ses activités.

Cette vague de licenciements est la plus forte annoncée par le groupe de Redmond depuis sa création, il y a 39 ans. Elle intervient cinq mois à peine après l'arrivée à sa tête de son nouveau directeur général Satya Nadella.

Nous allons simplifier notre manière de travailler pour permettre une meilleure maîtrise des coûts, devenir plus souple et avancer plus vite

a écrit Satya Nadella dans une note adressée aux employés du groupe et publiée jeudi. Le groupe américain a précisé que ces suppressions de postes se traduiraient par le passage d'une charge avant-impôts de 1,1 à 1,6 milliard de dollars étalée sur les quatre prochains trimestres.

RÉORIENTATION DES ACTIVITÉS

Environ 12.500 licenciements proviennent de la suppression de doublons hérités du rachat de Nokia, acquis en avril pour 7,2 milliards de dollars, et qui s'est traduit par l'intégration de 25.000 salariés supplémentaires. Il n'a pas été précisé quelle serait la répartition des suppressions de postes entre les deux entités.

La première salve de licenciements inclura 1.351 emplois dans la région de Seattle, où se situe le siège de Microsoft.Dans le cadre de l'intégration de Nokia, Microsoft a renoncé à produire des téléphones équipés du système d'exploitation Android de Google et dotera certains combinés Nokia de la gamme X du logiciel Windows Phone.Les suppressions de postes chez Nokia étaient très largement attendues. Le géant américain avait annoncé des réductions de coûts de 600 millions de dollars par an dans les 18 mois suivant l'acquisition.

Du côté de la production, l'accent sera mis sur Hanoi, au Vietnam, et dans une certaine mesure sur Pékin et Dongguan, en Chine. Certaines chaînes de production et de réparation seront transférées à Manaus, au Brésil, et Reynosa, au Mexique, pour compenser le retrait de Komaron, en Hongrie.

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