accor hôtel
accor hôtel © MaxPPP

Deux jours après l'éviction brutale de son désormais ex-PDG, une assemblée générale du groupe Accor doit permettre ce midi de redonner de la confiance à tout le monde. Notamment aux actionnaires. Pas simple...

Il n'y a encore pas si longtemps, le groupe Accor était numéro 1 mondial. Mais il a perdu beaucoup depuis. Il a perdu 3 places (il est aujourd'hui en quatrième position). Il a aussi perdu son PDG. Denis Hennequin vient en effet d'être évincé. C'était mardi. Dans un communiqué, Accor déclare :

Alors que le Groupe doit faire face à une évolution rapide de son environnement compétitif, Accor a besoin pour renforcer ses positions, d'accélérer le rythme de mise en oeuvre de cette stratégie.

Finie, donc, l'ère Hennequin. Il est remplacé par un trio "de transition" composé notamment de Sébastien Bazin, directeur général de Colony Capital Europe (l'un des actionnaires principaux d'Accor). Et c'est donc ce nouveau trio qui tente depuis ce matin de convaincre les actionnaires de garder confiance.

Le reportage sur place de Bruce de Galzain.

__ ### Objectif : pays émergents__ Plusieurs dizaines de manifestants, essentiellement de la CFDT (le premier syndicat du groupe), ont manifesté devant l'hôtel où se déroule l'assemblée générale. "Trois PDG en huit ans, l'impact humain de ces bouleversements est lourd", peut-on lire dans un tract distribué par la CFDT aux actionnaires. Denis Hennequin, 54 ans, était arrivé à la tête d'Accor il y a un peu plus de deux ans, succédant à Gilles Pélisson, débarqué lui aussi brutalement sur fond de désaccord entre les membres du conseil d'administration. Face à la dégradation de la conjoncture en Europe et un ralentissement ailleurs, le groupe cherche à accélérer sa stratégie, en accentuant le développement dans les pays émergents et le haut de gamme.
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