Hôpital
Hôpital © Radio France

La facture passe du simple au triple, d'un hôpital à l'autre! Sans différence de qualité... mais pour remplir les caisses. C'est ce que révèle une étude publiée par 60 millions de consommateurs.

De 360 euros à 2.230 euros par jour: pour une même prestation : une facture plus ou moins salée suivant les établissements... pourtant publics.

Après la mise en cause des opticiens en début de semaine, c'est au tour des hopitaux d'être montré du doigt par une enquête de 60 millions de consommateurs :

Une situation totalement incompréhensible

L'hôpital de Lunéville : le plus cher de France

En pole poition des établissements dont le tarif journalier des prestations en médecine est le plus élevé de France, l'hpoital de Lunéville en Meurthe-et-Moselle : plus de 2200 euros contre 817 en moyenne. Un surcout justifié par la nécessité d'équilibrer les budgets pour les hoiptaux en difficulté fiancière... Conséquence : le e prix des prestations devient ainsi une variable d'ajustement.

Alors qui paie la facture ? Pas forcément le patient mais les mutuelles d'où la colère de certaines d'entre elles qui ont décidé de saisir la justice.

Zoom sur cet hopital de Lunéville en compagnie de Mohand Chibani :

L'observatoire prend l'exemple des tarifs journaliers de prestation pour les soins qualifiés de "ville" (hors chirurgie, obstétrique). Ils sont en moyenne à l'hôpital public de 817 euros, mais ils grimpent à 2.230 euros dans le Centre hospitalier de Lunéville en Lorraine ou 1.594 euros à Montélimar.

En cause : la nouvelle tarification de 2004

La FHF Fédération hospitalière de France (FHF), voix de l'hospitalisation publique, reconnaît :

Un système choquant [...] qui a dérapé (avec les changements de tarification). [...] Les hôpitaux n'ont donc pas eu d'autre choix, avec la complicité des pouvoirs publics qui ont fermé les yeux, que d'augmenter leur tarifs plus ou moins en fonction de leurs difficultés financières. Ils ont chargé un peu la barque au détriment des patients

En cause, la tarification à l'activité introduite à partir de 2004: les tarifs ne représentent plus la totalité du budget de l'hôpital public, ils n'englobent plus les missions d'intérêt général ( Samu, urgences, recherche, enseignement, etc) assumées par l'hôpital, ce qui aboutit à des recettes en moins pour les établissements de l'ordre d'un milliard, selon la FHF. Un manque à gagner que l'Etat n'a pas complètement compensé.

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