Selon une étude diffusée ce mardi par Pôle emploi, le nombre de recrutements abandonnés par les entreprises - faute de candidats - a augmenté par rapport à 2015. Si le nombre de chômeurs a du mal à baisser, celui des emplois non pourvus atteint un chiffre non négligeable : 220 000 à 330 000 emplois restent vacants.

Sur les plus de 7 millions d'offres déposées chaque année à Pôle Emploi, les abandons de recrutement ne représentent que 2.6% à 4.3%
Sur les plus de 7 millions d'offres déposées chaque année à Pôle Emploi, les abandons de recrutement ne représentent que 2.6% à 4.3% © Maxppp / Vincent Isore

3.4 millions de chômeurs en France, un chiffre qui a du mal à baisser alors qu'un autre a augmenté depuis 2015 : celui des emplois vacants. 

Selon une étude statistique de Pôle Emploi publiée ce mardi, entre 220.000 et 330.000 offres d'emploi ont été abandonnées par les recruteurs faute de candidats pour l'année 2016. C'est 35% de plus qu'en 2015 où les offres non pourvues étaient comprises entre 140.000 et 250.000. 

Les petites entreprises peinent le plus à trouver la perle rare  

Les secteurs dans lesquels les recruteurs peinent à trouver la perle rare sont surtout ceux de la construction et du commerce. Manque d'attractivité du poste, absence de service de ressources humaines, des compétences spécifiques pour le poste ou trop peu de candidats... La recherche est particulièrement compliquée pour les petites entreprises, pour Stéphane Ducatez directeur statistique à Pôle Emploi : "Les petites entreprises n'ont pas de service RH et le chef d'entreprise n'a pas toujours beaucoup de temps à consacrer pour un recrutement, donc Pôle Emploi peut proposer son savoir-faire à l'entreprise".

Une expérimentation est en cours dans quatre régions pour des recrutements sur-mesure pour les TPE : des conseillers leurs cherchent les bons profils et si nécessaire, mettent en place des formations.

Un chiffre à relativiser 

Sur les 7.6 millions d’offres déposées à Pôle emploi chaque année, les abandons de recrutement faute de candidat ne représentent que 2,6% à 4,3%. Par ailleurs, selon Pôle Emploi, ces abandons d'offre ne font pas baisser le niveau d'emploi dans les mêmes proportions.

Néanmoins, l'étude permet d'estimer une chose : si (et seulement si) toutes ces offres trouvaient preneur, le taux de chômage pourrait sans doute diminuer de quelques dixièmes de points.

Enfin, point positif, une augmentation du nombre d'emplois vacants n'est pas forcément un mauvais signe : si l'on cherche plus c'est parce que l'on embauche plus. Signe que la reprise est là.

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