Boites d'intérim
Boites d'intérim © Radio France

L'accord sur l'Emploi du 11 janvier 2013 prévoit la création d'un CDI intérimaire.

L'accord donne aux partenaires sociaux six mois, à compter du mois de janvier, pour mettre en place un contrat à durée indéterminée dans la branche.

Objectif : sécuriser ces salariés qui enchainent les missions.

Le patronat du secteur promet que ça améliorera leur quotidien. La CGT et FO, qui n'ont pas signé l'accord, sont circonspects.

Ce CDI intérimaire, la précédente majorité l'avait elle même envisagé il y a deux ans. Le ministre du travail Xavier Bertrand l'avait plusieurs fois évoqué.

Son principe : le salarié enchaine toujours les missions, mais il n'est plus précaire. Son CDI lui permet de bénéficier de formations sur le long terme et d'obtenir plus facilement un prêt pour l'achat d'une maison ou d'une voiture. Bref l'angoisse du lendemain disparait.

Ca, c'est l'avantage mis en avant par le patronat, qui table sur la création à terme de 20 à 50.000 CDI intérimaires. Le patronat qui ne cache pas son ambition : fidéliser les intérimaires les plus demandés, dans la restauration, notamment, ou sur des métiers très spécialisés.

Comment l'intérimaire en CDI sera-t-il payé ?

Ce nouveau statut pose malgré tout une vraie question qui sera d'ailleurs l'enjeu majeur des discussions. Comment l'intérimaire en CDI sera-t-il payé ? En CDI, il perdra en effet la prime de précarité de fin de contrat, pourtant avantageuse. par ailleurs, que touchera-t-il pendant les périodes d'inactivité entre deux missions ?

La CFDT plaide pour un salaire fixe, déterminé des le départ. Elle veut aussi que les grandes entreprises du secteur s'engagent chacune sur un nombre précis de CDI à pourvoir.

Les discussions doivent théoriquement durer jusqu'au mois de juin.

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