Médicaments
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L'Assemblée nationale a donné son feu vert à l'expérimentation de vente à l'unité pour certains antibiotiques. Le but : éviter leur gaspillage ou une automédication.

"Un médicament sur deux n'est pas consommé", entraînant de la pollution lorsqu'ils sont jetés, des gaspillages et de l'automédication lorsqu'ils restent dans les placards, a fait valoir la ministre de la Santé Marisol Touraine.

La distribution à l'unité est déjà pratiquée dans les pays anglosaxons, en Grande-Bretagne et en Allemagne par exemple. Elle est également pratiquée en France dans des établissements médico-sociaux.

Le reportage d'Eric Albert à Londres où la pratique est courante

En France, les expérimentations se dérouleront avec des pharmacies volontaires. Le ciblage des antibiotiques a pour objectif de lutter contre un phénomène de résistance du corps humain.

Les explications de Mathias Kern

Les Français sont favorables à la vente de médicaments à l'unité

Selon un sondage IFOP pour le compte du groupe de pharmaciens PHR, 83% des personnes interrogées estimant que la vente de médicaments à l'unité permettra de réduire le gâchis et 81% pensent que la mesure permettra de réaliser des économies en ne payant que les médicaments dont on a besoin.

66% expriment toutefois quelques inquiétudes, portant notamment sur la traçabilité du médicament ou sur les problèmes d'hygiène que pourrait entraîner la vente à l'unité.

Pour Etienne Caniard, président de la Mutualité Française, qui était l'invité du 13h d'Olivier Bénis, samedi 26 octobre, ce n'est pas parce que cette mesure est populaire qu'elle est bonne. Il y a bien d'autres choses à faire avant, explique-t-il.

Ce n'est pas l'urgence

L'expérimentation sera encadrée par "des règles extrêmement strictes", a précisé Marisol Touraine en réponse à l'opposition qui s'inquiétait du conditionnement des médicaments, du sort des notices ou encore des problèmes d'observance par les patients.

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