le monopole de certaines professions réglementées pourrait être cassé
le monopole de certaines professions réglementées pourrait être cassé © reuters

Pas de "mesures brutales" et pas de stigamtisation, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a salué hier le rapport sur les professions règlementées. Il prône des réformes prudentes pour les notaires, huissiers et autres pharmaciens.

Ce rapport, c'est Richard Ferrand, député du Finistère, qui l'a remis à Bercy. Il liste des préconisations qui serviront maintenant à préparer le projet de loi sur l'activité et la croissance. Les professions règlementées craignaient un chaboulement de leur manière de fonctionner. Le texte est finalement beaucoup plus prudent. Il parle de "réglages fins et exigeants plutôt que de mesures brutales" . Bref, il s'agit de ne pas brusquer un secteur qui emploie 218.000 personnes en France et repésente 72 milliards d'euros de chiffre d'affaires (1,6% du PIB).

L'excellence des acteurs des professions du droit et de la santé garantit aujourd'hui la sécurité juridique et sanitaire à nos concitoyens par un maillage territorial, certes perfectible, qui offre un accès au droit et à la santé de haut niveau : les stigmatiser n'est pas d'utilité publique.

Parmi les possibilités qui avaient le plus fait parler (et qui avait d'ailleurs fait l'objet d'une communication publicitaire), la vente de certains médicaments en grande surface est écartée. Pas question pour l'instant de l'autoriser, comme au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Accès égal partout sur le territoire

Le rapport précise que l'accès aux professions règlementées doit être égal pour tous les Français, peu importe leur lieu de résidence. Cela concerne évidemment les zones à faible densité de population.Une instance indépendante pourrait fixer le nombres d'offices et de postes pour les notaires, les commissaires-priseurs judiciaires et les huissiers de justice. Un concours pourrait être organisée à ce sujet.

Reste à évoquer les prix. Le rapport les juge illisibles. Certains n'ont pas été révisé depuis 1970.

Enfin, Richard Ferrand veut permettre aux pharmaciens, dans certains cas et sur prescription médicale, de vacciner des patients ou encore de les conseiller sur les appareils auditifs et les lunettes ou lentilles. Un moyen de lutter parallèlement aux difficultés d'accès aux ophtalmologistes.

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