Les négociations ont repris cette semaine pour éviter les 2.900  licenciements
Les négociations ont repris cette semaine pour éviter les 2.900 licenciements © MaxPPP

Une semaine après les violences très commentées à Air France, des salariés de la compagnie aérienne ont été interpellés lundi matin, alors que les négociations reprennent entre la direction et les syndicats.

Ces six hommes, qui ont été placés en garde à vue, sont salariés dans la branche Cargo notamment comme magasiniers.

Parmi eux, certains ont un mandat syndical

Parmi eux, certains ont un mandat syndical à la CGT. Le 5 octobre, des centaines de salariés sont entrés dans les locaux de la compagnie à Roissy où se tenait un comité central d'entreprise (CCE) consacré à un plan de restructuration prévoyant 2.900 suppressions de postes.

Le directeur des ressources humaines Xavier Broseta s'est retrouvé torse nu, chemise déchirée, tentant d'échapper à la colère des salariés, tout comme son collègue Pierre Plissonnier, responsable de l'activité long courrier. Les images des deux hommes, vêtements en lambeaux, escaladant un grillage de l'aéroport pour échapper aux manifestants avaient fait le tour du monde. Selon la direction, sept personnes avaient été blessées, dont une grièvement.

Dix plaintes déposées

Dix plaintes ont ensuite été déposées: celles de six vigiles et trois cadres de l'entreprise pour des "violences" et aussi celle d'Air France pour "entrave au CCE" et "dégradations". C’est le parquet de Bobigny a ouvert une enquête, qui a été confiée à la police aux frontières, compétente en zone aéroportuaire. Une enquête interne à la compagnie a également permis d'identifier une dizaine de salariés comme mêlés à ces violences.

La direction d'Air France pourraient aller jusqu'au licenciement

Par ailleurs, les premières notifications de sanctions devaient être envoyées lundi aux salariés identifiés comme ayant participé aux incidents, sans préciser le niveau de sanction, qui selon la direction d'Air France pourraient aller jusqu'au licenciement.

Le Premier ministre Manuel Valls avait évoqué des "images qui font mal à notre pays" et promis des "sanctions lourdes" contre ceux qu'il a qualifié de "voyous".

Le vrai visage d'Air France

L'Etat est actionnaire de la compagnie aérienne puisqu’il possède 17% du capital d'Air France. La compagnie a lancé vendredi une campagne sur les réseaux sociaux, avec un clip montrant Xavier Broseta déclarant "ce que vous avez vu lundi, ce n'est pas le vrai visage d'Air France ". La direction a rencontré vendredi les syndicats de pilotes au cours d'une réunion qui s'est "très bien passée", selon le SNPL, le principal syndicat. Ce lundi, les dirigeants d’air France rencontrent les stewards et hôtesses. Ces négociations ont pour objectif d’éviter d'appliquer la totalité des 2.900 suppressions de postes . Jusqu'à présent, la principale demande de la compagnie, faire voler les navigants une centaine d'heures de plus par an, n’a pas abouti.

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