Impopularité record, croissance en berne, grand déballage autour de sa vie privée, démission d’un de ses secrétaires d’Etat : retour sur 2 semaines cauchemardesques pour F Hollande

sans majorité acquise, hollande tente le tout pour le tout
sans majorité acquise, hollande tente le tout pour le tout © reuters

De l’été à l’hiver, il n’y eut qu’une paire de semaines pour le président de la République. L’automne, déjà, n’eut pas à attendre septembre pour pointer son nez : à la mi-août, le Premier ministre, Manuel Valls, annonce une rentrée économiquement difficile. La croissance sera nulle au deuxième trimestre et 2015 n’augure rien de meilleur. Le décor est planté.

Président de personne

Le 20 août, Cécile Duflot, ministre du Logement, attaque dans son livre "De l’intérieur. Voyage au pays des désillusions " un président qui "à force d’avoir voulu être (-celui-)de tous ", "n’a su être le président de personne ".

C’est le début de la curée : dans les rangs du gouvernement, Benoit Hamon et Arnaud Montebourg ne s’économisent pas, eux non plus, pour défier l’autorité présidentielle. La majorité s’effrite. La fronde menace : le 25 août, le gouvernement remet sa démission. Le remaniement annoncé dans la foulée n'épargne pas la tête des dissidents : Aurélie Filipetti, Arnaud Montebourg et Benoit Hamon ne font pas partie du nouveau gouvernement.

La courbe du chômage ne s’inversera pas

Deux jours plus tard, les chiffres du chômage tombent : le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0.8% en un mois. La France compte désormais 3 424 400 chômeurs de catégorie A. La perspective d’une inversion de la courbe du chômage promise par François Hollande s’éloigne aussi vite que l’agacement des Français se cristallise : jeudi, le chef de l'Etat n'obtient que 13% d'opinions favorables, selon le baromètre politique du Figaro Magazine réalisé par TNS Sofres.

Confidences amères

Une accélération dans l’impopularité précipitée par le séisme médiatique des révélations de son ex-compagne. Il y avait bien eu, huit mois après le scandale, l’épuisement de l’affaire Gayet, puis le silence qu’on pensait résigné de Valérie Trierweiler. Las. Froide comme le plat des vengeances amères, celle de l’ex-compagne du Président de la République est arrivée comme une tornade sur la rentrée tourmentée de François Hollande.

Ce même jeudi qui voyait s’effondrer la popularité du président de la République, la sortie en librairies de "Merci pour le moment ", préparé dans le plus grand secret et signé par son ex-compagne annonce des révélations fracassantes. Sitôt sur les rayons des libraires, le voilà épuisé.

Mépris et enfermement

Depuis quelques jours, la presse, tout en se pinçant le nez, se régale d’extraits choisis, lesquels brossent en pointillé le portrait d’un homme aux aguets, froid, méprisant, éloigné du réel, et avide de pouvoir. Les mauvaises langues évoquent alors les errements d’une femme blessée. D’autres une atteinte à la vie privée. La Toile, elle s’enflamme, amère et virulente.

Les Sans-Dents sonnent le glas

Sur Twitter, un hashtag est né. C’est celui des Sans-Dents, en écho aux supposés propos du Président rapportés dans le texte par Valérie Trierweiler lorsqu’il évoque en plaisantant, les "pauvres". Mensonges, exagérations, amertume exaspérées, récupérations ? Peu importe, le mal est fait. La démission de Thomas Thévenoud, secrétaire d'État au Commerce extérieur, qui admettra plus tard "des retards de déclaration et de paiement" au fisc, achève de clore au son du glas la rentrée présidentielle.

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