L'alignement progressif des fiscalités du gazole et de l'essence d'ici 2021 démarre dès 2018, avec une première hausse importante des taxes sur les carburants. Au 1er janvier augmentation de 7,6 centimes pour le diesel - soit environ 10% - et de 3,8 centimes pour l'essence.

Augmentation de 7,6 centimes pour le diesel et de 3,8 centimes pour l'essence dès le 1er janvier
Augmentation de 7,6 centimes pour le diesel et de 3,8 centimes pour l'essence dès le 1er janvier © AFP / Boris Horvat

Objectif pour le gouvernement : accélérer le rééquilibrage des parcs automobiles en France, dominé depuis plus de 30 ans par les véhicules diesel. 

Au risque de crisper les automobilistes, comme cette famille francilienne : "C'est un peu un changement de la règle du jeu, nous avons acheté notre voiture il y a quelques années quand c'était le tout diesel." 

Cet autre automobiliste a bien conscience des enjeux environnementaux, mais désapprouve l'outil choisi par le gouvernement "Ce n'est pas une solution la hausse des prix, il faut inciter plus à l'achat des véhicules hybrides."

Mais faut-il encore pourvoir les acheter les véhicules hybrides, car "Pour les automobilistes ça va être un enfer fiscal" prédit Daniel Quéro, président de l'association 40 Millions d’automobilistes. La hausse des carburants va générer selon lui "une ponction massive du pouvoir d’achat des automobilistes" et "un centime d’augmentation sur le diesel, ce sont 350 millions de taxes qui rentrent dans les poches de l’État." 

Dégringolade du marché des voitures diesel

"Si je devais racheter une voiture, j’achèterai une voiture essence", confie cet automobiliste, et il n’est pas le seul. Les ventes de voitures diesel ne cessent de décliner au profit de l'essence. Pour la première fois depuis l'an 2000, le diesel a représenté l'an dernier moins de la moitié du marché automobile français, contre près des trois-quarts à son apogée, en 2012. 

Un basculement des achats très nets pour les voitures neuves, mais les acheteurs de voitures d'occasion sont encore une majorité aujourd'hui à choisir le diesel, même si la baisse est amorcée depuis peu, détaille Vincent Hancart du site Autoscout24 l'un des plus gros portails de ventes d'occasion, éditeur d'un baromètre des ventes : "En 4 ans on a vu une évolution de 5%. En 2014 on était à 68% d'immatriculations en diesel. Actuellement on tourne autour de 63%." Et pour voir les immatriculations essence faire jeu égal avec le diesel, il faudra encore attendre, prédit ce spécialiste, au moins six ou sept ans. 

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