grève dans les succursales renault
grève dans les succursales renault © reuters

L'entreprise a triplé son bénéfice net en 2014 et augmenté sa productivité sur fond de crise du marché automobile russe. Autant de bonnes nouvelles qui lui permettent d'annoncer 1 000 embauches en France en 2015, après deux ans d'efforts consentis.

Les sacrifices ont finalement payé : en mars 2013, Renault signait avec ses syndicats un accord de compétitivité. En échange de concessions sur les salaires et le temps de travail, et le non-remplacement de 7 500 postes, le constructeur automobile s'engageait à embaucher à nouveau. Un engagement qui sera tenu, avec un chiffre légèrement supérieur aux promesses, soit 1 000 nouveaux emplois, dont la moitié dans les usines du groupe.

Et l'année à venir devrait voir l'embellie se poursuivre : pour 2015, Renault se fixe des objectifs similaires, avec toujours une hausse de la marge opérationnelle. Cela passera notamment par une vaste offensive commerciale au niveau international et de nouveaux modèles.

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L'an passé, le groupe a dégagé un bénéfice net de 1,89 milliards d'euros, contre 586 millions en 2013. En Bourse, l'action Renault a fait un bond et atteint sa plus haute valeur depuis presque un an.

Les efforts ont payé

Pour le directeur financier du groupe, Dominique Thora, c'est bien l'augmentation de la compétitivité de l'entreprise qui a permis ce sursaut.

L'amélioration de la rentabilité vient principalement d'une amélioration de la compétitivité coûts. Dans l'industrie automobile, c'est une condition assez sine qua non parce que le chiffre d'affaires progresse peu.

De son côté, Emmanuel Macron a salué les résultats de l'entreprise française. "Bravo aux salariés et aux partenaires sociaux !", a-t-il lancé sur Twitter en apprenant la nouvelle.

La patron de Renault Carlos Ghosn s'est de son côté félicité de ces résultats, estimant que 2014 constituait "une base solide pour construire l'avenir". Il annonce également, en plus des 1 000 embauches en CDI, 1 000 recrutements de jeunes en alternance.

Pour la CGT, ces embauches ne compensent toutefois pas les suppressions d'emplois opérées depuis 2013. Un accord que le syndicat, justement, n'avait pas signé.

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