C'est une lourde amende à laquelle ont été condamnées une vingtaine d'entreprises d'e-commerce, 2,5 millions d'euros pour pratiques commerciales trompeuses.

19 entreprises d'e-commerce ont été condamnées pour pratiques commerciales trompeuses
19 entreprises d'e-commerce ont été condamnées pour pratiques commerciales trompeuses © Maxppp / Alexandre Marchi

Plusieurs géants du commerce en ligne sont concernés par ces pratiques commerciales trompeuses. Amazon, Zalando, H&M, Grosbill, Gérard Darel, Comptoir des cotonniers, pour ne citer qu'eux, font partie de ces marchands verbalisés. La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) les a condamnés à une amende totale de 2,4 millions d’euros.

19 entreprises concernées

Dans son rapport annuel, la DGCCRF indique que 19 procès-verbaux ont été dressés, les sites "ayant indiqué des prix de références illusoires, de manière à afficher des réductions de prix factices et d’altérer la perception par le consommateur de l’offre proposée".

Les perquisitions ont été effectuées début 2016 et selon la DGCCRF, "la plupart des grands groupes concernés se sont engagés à modifier leurs pratiques dans le sens d’une plus grande transparence pour les consommateurs et de promotions plus loyales". Toutefois, la DGCCRF indique que de nouvelles procédures sont en cours pour cette année. L'été dernier, d'autres perquisitions ont été menées, notamment chez Vente-Privée et Showroom privé.

Différentes pratiques pour faire croire à de fausses promotions

Pour faire croire à une réduction de prix, les sites annoncent "des prix de référence qui ne sont pas pratiqués", comme l’explique Vincent Désignolle, de la DGCCRF. "Il y a des pratiques qui consistent à imposer au fournisseur d’indiquer un prix conseillé particulièrement élevé" mais qui n’a jamais été appliqué. Certaines entreprises vont même plus loin en créant "des sites factices sur lesquels on ne vend rien mais qui sont une offre de couverture pour faire croire que le prix de référence existe". Bref il s’agit de "tromper le consommateur en lui faisant croire qu’il fait une bonne affaire alors que le prix est simplement le prix habituel", conclut Vincent Désignolle.

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