claude guéant a été entendu dans le cadre de l'enquête ecomouv'
claude guéant a été entendu dans le cadre de l'enquête ecomouv' © reuters

La société Ecomouv', qui devait collecter l'écotaxe abandonnée par le gouvernement, a présenté ce mardi un plan de cessation de ses activités, entraînant la suppression de tous les emplois existants. 200 salariés vont être licenciés.

Ségolène Royal a enterré l'écotaxe il y a deux mois après une réunion avec les transporteurs routiers qui refusaient de la payer, comme avant eux les "bonnets rouges" bretons, auteurs de plusieurs dégradations de matériels avant d'avoir gain de cause.

Dans un communiqué, la direction d'Écomouv' annonce la fin de ses activités :

Cette décision [l'abandon de l'écotaxe] entraîne des conséquences irrémédiables et rédhibitoires pour l'activité et l'avenir de l'entreprise. En effet, la société Écomouv' a été créée avec une mission unique et exclusive : l'exécution du contrat de partenariat signé le 20 octobre 2011 avec l'État.

Ce texte confiait à la société, filiale du groupe italien Atlantia, la gestion et la collecte de l'écotaxe en échange d'un loyer annuel de plus de 200 millions d'euros. Écomouv' avait déjà mis en place 173 portiques d'une valeur totale de 500.000 à un million d'euros.

La résiliation coûtera cher à l'État

Écomouv' précise qu'un plan de sauvegarde de l'emploi a été soumis aux organisations syndicales afin de préparer l'avenir de ses 200 salariés à Metz (Moselle). L'écotaxe concernait aussi une centaine de douaniers à qui le gouvernement a promis une solution pérenne.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Après l'abandon de l'écotaxe, Royal s'attaque aux sociétés d'autoroute

L'État et Écomouv' sont engagés dans une procédure juridique depuis que le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, a annoncé la résiliation unilatérale de l'écotaxe, décision qui pourrait coûter en théorie un peu plus d'un milliard d'euros.

La fin de l'écotaxe
La fin de l'écotaxe © Radio France
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