De nobreux portiques écotaxe ont été détruit ces dernières semaines
De nobreux portiques écotaxe ont été détruit ces dernières semaines © radio-france / PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Depuis qu'ils ont troqué les chapeaux ronds pour les bonnets rouges, la colère des Bretons ne cesse de prendre de l'ampleur. Le mouvement a lancé hier soir un ultimatum au gouvernement : supprimer l'écotaxe pour la Bretagne, sinon...

"Nous demandons pour demain midi une annonce officielle de la suppression de l'écotaxe pour la Bretagne", lance Christian Troadec, maire de Carhaix (Finistère). Sinon, "il y aura sans doute de nouvelles actions". Comprenez : de nouvelles manifestations, comme celle de Quimper samedi dernier (entre 15.000 et 30.000 personnes), et de potentiels nouveaux débordements.

Écoutez l'intervention de Christian Troadec au micro de Delphine Garnault.

Les manifestations bretons ne sont en effet pas convaincus par ce que leur propose pour l'instant le gouvernement, le fameux "Pacte d'avenir". Mais Thierry Merret, patron de la FDSEA du Finistère, assure que "pour nous, s'il n'y a pas la suppression de l'écotaxe pour la Bretagne, il est hors de question que nous participions à quelque réunion que ce soit".

"On ne gouverne pas sous les ultimatums"

La réponse est venue du ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot. "Ça ne peut pas être des ultimatums qui arrivent comme ça et qui sont autant d'injonctions pour le gouvernement. La démarche de notre gouvernement, c'est le dialogue", explique-t-il sur France 3.

De son côté, Jean-Yves Le Drian, invité de France Inter, explique que selon lui il faut "changer le dispositif" de la mesure. "L'écotaxe est la suite de la taxe Borloo. C'est une bonne idée qui a donné des moyens techniques qui n'étaient pas opératoires. Il faut créer un nouveau dispositif".

Jusqu'ici, les Bretons ont obtenu une première victoire avant même la première grande manifestation de Quimper. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait suspendu l'écotaxe, et lancé un grand dialogue pour la "corriger". Pas suffisant, pour les manifestants.

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