portique Ecotaxe sur l'A15 en Ile de France
portique Ecotaxe sur l'A15 en Ile de France © MaxPPP/Le Parisien/Olivier Boitet

Alors que le dispositif est suspendu depuis six mois, deux commissions parlementaires vont bientôt rendre leur rapport. Les parlementaires devraient proposer de tester le dispositif dans certaines régions, sans coût pour les transporteurs.

La mise en place de l'écotaxe, élaborée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, s'est heurtée l'automne 2013 à la révolte des "bonnets rouges" bretons, qui s'en sont notamment pris aux portiques de contrôle des poids lourds.

Cette rébellion menaçait de faire tâche d'huile, mais la mise en oeuvre de cette taxe a été suspendue et, lors de son entrée en fonction, la nouvelle ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé son intention de la remettre à plat.

Deux commissions d'enquête parlementaire doivent rentre très vite leur rapport sur l'écotaxe : la mission d'enquête de l'Assemblée dès le 14 mai ; pour la commission d'enquête du Sénat, ce sera à la fin du mois.

Le principe devrait être celui d'un aménagement. Les parlementaires devraient proposer de tester le dispositif dans les régions disposées à le faire.

Les explications de Delphine Simon

D'ores et déjà Ségolène Royal semble avoir enterré l'écotaxe, aménagée ou non. "Elle ne verra pas le jour", affirmait-elle mercredi lors des questions à l'Assemblée, prenant de court les députés censés faire des propositions pour aménager cette taxe.

La ministre de l'Écologie a notamment évoqué l'application d'un péage aux frontières aux camions entrant en France, y compris les poids lourds français.

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