La rénovation du parc des centrales électriques est l'un des grands chantiers financiers d'EDF
La rénovation du parc des centrales électriques est l'un des grands chantiers financiers d'EDF © MaxPPP

François Hollande préside ce mercredi à l’Élysée une réunion d'arbitrage sur l’avenir financier d’EDF. Les syndicats évoquent une entreprise au bord de la faillite, mais condamnée à de lourds investissements pour garder le cap.

La construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point (au sud-ouest de l'Angleterre) sera notamment au sein des discussions prévues au gouvernement. Ce projet, jugé comme un programme trop lourd et un investissement trop risqué , cristallise l'inquiétude des personnels, et avait même entrainé en mars dernier la démission de l'ancien directeur financier Thomas Piquemal.

La semaine dernière, les syndicats d'EDF avaient aussi écrit à François Hollande pour l'alerter sur les conditions du programme, alors que l'électricien est, selon eux, au bord de la faillite, en partie à cause de l’effondrement du prix de l'électricité sur les marchés européens.

Une équation financière compliquée

Edf, société aujourd’hui très endettée , vient chercher à l’Elysée des garanties sur son avenir : de quoi financer notamment ce projet de réacteurs EPR à Hinkley Point, mais aussi la rénovation du parc nucléaire , et le rachat partiel d'Areva . Coût total des opérations : 16 milliards d'euros , avec une rentabilité incertaine.

Et pourtant Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie l'assure : la France mènera le chantier à terme, et la signature devrait intervenir dans les semaines à venir. Mieux encore,l'État, actionnaire d’EDF à 85% , est prêt, pour consolider son bilan financier, à convertir ses dividendes en action , plutôt qu’en cash, pour une durée sans doute supérieure à deux ans. En retour, EDF devrait céder des actifs pour faire quelques économies supplémentaires ... en attendant de signer très vite le contrat définitif.

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