La note de conjoncture de l'Insee constate une progression du pouvoir d’achat en 2019 qui pourrait être la plus élevée depuis 12 ans. Après le dynamisme de 2019, le revenu des ménages progresserait moins vite début 2020.

Au troisième trimestre 2019, les dépenses  de consommation des ménages ont accéléré. En particulier, les achats  de voitures neuves ont été très dynamiques.
Au troisième trimestre 2019, les dépenses de consommation des ménages ont accéléré. En particulier, les achats de voitures neuves ont été très dynamiques. © Getty / .

L’évolution du pouvoir d’achat des ménages reflète celle de l’ensemble de leurs revenus, rapportée à l’accroissement des prix de la consommation. En 2019, le pouvoir d’achat des ménages a accéléré nettement ( 2,1 % prévu sur l’année, après 1,2 % en 2018) du fait de nombreuses mesures de soutien budgétaire, prises notamment en réponse au mouvement des "gilets jaunes" fin 2018. 

Services et biens durables au secours de la consommation

La consommation a légèrement accéléré au troisième trimestre 2019 par la consommation de services et de biens durables notamment. La consommation des ménages garderait une progression régulière. 

Les effets des augmentations de prix dans certains secteurs (tabac, bonus-malus automobile, écotaxe sur les vols aériens) seraient contrebalancés par la faiblesse de l’inflation, proche de 1 % durant la période de prévision.

La reconduction de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, dite "prime Macron, qui a profité au salaire moyen début 2019, devrait permettre de soutenir encore les salaires dans certaines entreprises au premier semestre 2020. Hors effet des primes, le salaire de base continuerait de croître durant les prochains mois de l’ordre de 0,4 % par trimestre, comme au troisième trimestre 2019.  

Selon l'Insee, les prix des produits alimentaires, manufacturés et de santé continueraient de baisser au prochain semestre. Le plan "Zéro reste à charge" pour les lunettes et les verres va entrer en vigueur. Pour les services, il faut s’attendre à une augmentation, car nous dit l’Insee, en juin 2020, la hausse des prix dans les services atteindrait 1,4 % sur un an, après 1,3 % en novembre.

Les loyers progresseraient de leur côté, de 0,9 % sur un an en juin 2020, après 0,8 % en novembre.

Des revenus qui progresseront un peu moins vite en 2020

L’inflation demeurerait légèrement supérieure à 1 % au premier semestre 2020. Après le dynamisme de 2019, le revenu des ménages progresserait moins vite début 2020. 

Globalement, les revenus d’activité des ménages resteraient dynamiques en 2019 et ralentiraient début 2020. Le taux d’épargne augmenterait au quatrième trimestre 2019, puis diminuerait au premier semestre 2020. 

Variations de la consommation et du pouvoir d'achat
Variations de la consommation et du pouvoir d'achat / Insee

À l’horizon de mi-2020, l’emploi continuerait de progresser plus vite que la population active

Le taux de chômage a légèrement augmenté au troisième trimestre 2019. Selon l’Insee la fin des contrats aidés n'aurait pas eu que des effets néfastes pour leurs détenteurs. Elle aurait même permis de créer des emplois, car certains contrats aidés auraient été remplacés par des contrats "classiques". Dans l’enseignement et l’action sociale, l’emploi privé a continué d’augmenter depuis 2017 malgré une baisse continue des contrats aidés. 

Pour l’avenir, la note de conjoncture annonce même que "à l’horizon de mi-2020, l’emploi continuerait de progresser plus vite que la population active et le chômage diminuerait à nouveau progressivement". 

Le taux de chômage s’établirait ainsi à 8,4 % fin 2019 et à 8,2 % à la fin du premier semestre 2020 soit 0,4 point au-dessous de son niveau un an auparavant. Il atteindrait ainsi son plus bas niveau depuis fin 2008.

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