Le président de la République confirme à France Inter qu'il souhaite mettre en place, "en début d'année prochaine", un système de bonus/malus pour récompenser les entreprises qui proposent des emplois stables et de longue durée, et taper sur les doigts de celles qui multiplient le recours aux CDD ou à l'intérim.

Emmanuel Macron le 9 novembre à Lens
Emmanuel Macron le 9 novembre à Lens © AFP / Etienne Laurent

Ce pourrait être un levier puissant pour pousser les entreprises à lever le pied sur le recours à des contrats courts ou précaires. Lors de son déplacement à Lens vendredi, dans le cadre de "l'itinérance mémorielle", Emmanuel Macron a confirmé au micro de Cyril Graziani qu'il souhaitait pénaliser celles qui multiplient les emplois précaires.

34 sec

Emmanuel Macron : "Toute la réforme qu'on est en train de conduire, c'est de favoriser l'emploi durable"

Par France Inter

Le président de la République reprend ainsi une mesure qu'il avait promise en tant que candidat pendant la campagne présidentielle un système de bonus/malus pour séparer les bons des mauvais élèves en la matière. "Les entreprises qui favorisent l'emploi durable pour les gens, donc la stabilité, auront des bonus", précise Emmanuel Macron. "Ceux qui font trop de contrats courts auront des malus." Pour lui, cela va "inciter à changer ça [...] changer les habitudes"

Le système devrait être lancé, selon lui, "au début de l'année prochaine", avec une discussion "branche professionnelle par branche professionnelle et entreprise par entreprise".

Économiser en favorisant les contrats moins précaires

Les négociations entre partenaires sociaux sur la réforme de l'Assurance chômage commençaient ce vendredi, et cette annonce ne va pas vraiment dans le sens du patronat. Les représentants des entreprises estiment qu'une telle mesure aura un impact négatif sur la compétitivité des PME, et augmenterait le coût du travail.

Les syndicats, en revanche, préfèrent largement cette solution à une baisse des droits des chômeurs.

Le gouvernement veut faire économiser de 3 à 3,9 milliards d'euros à l'Assurance chômage sur les trois prochaines années. À l'heure actuelle, 40 % des dépenses d'indemnisation concernent des travailleurs qui enchaînent des CDD ou des contrats d'intérim.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.