Emmanuel Macron
Emmanuel Macron © MaxPPP

L’exécutif avait prévenu qu’il voulait aller vite dans la mise en œuvre de la loi Macron. Promesse tenue. Les premières mesures entrent en vigueur aujourd’hui. Premier bilan prévu dans deux mois.

Le parcours législatif de la loi sur la croissance, l’activité et l’égalité des chances a été très long, mais le gouvernement en accélère la mise en pratique. Le Premier Ministre Manuel Valls avait d’ailleurs prévenu jeudi que la loi allait "maintenant être mise en œuvre sans délai ". Ces mots étaient donc à prendre au pied de la lettre.

A peine 24 heures après la décision du Conseil Constitutionnel – qui a validé l’essentiel du texte –, le Président de la République a promulgué la loi ce jeudi, et le texte a été publié ce matin au Journal Officiel. Sur France Inter, à la mi-journée, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron s’est dit satisfait.

Les premières dispositions sont officiellement entrées en vigueur

Emmanuel Macron revient sur les mesures applicables dès ce vendredi. Les lignes d’autocar peuvent circuler de manière régulière sur des distances nationales de plus de 100 kilomètres. Le ministre a rencontré la semaine dernière les compagnies d’autocar. Une cinquantaine de lignes vont être ouvertes dans les prochaines semaines. Dans les 18 prochains mois, entre 3.000 et 4.000 emplois devraient ainsi être créés dans cette filière .

A partir d’aujourd’hui, les maires ont également plus de marges pour lesouvertures dominicales : neuf autorisations pour 2015, douze à partir de 2016. A Paris, du côté des grands boulevards où il y a deux gares, Bercy chiffre à 2.000 le nombre d’emplois créés.

Les bons de souscriptions pour les créateurs d’entreprises et les actions performances sont désormais possibles. Les règles sur les accords de maintien de l’emploi en période de difficulté sont assouplies.

Réforme des prud’hommes : pas de camouflet selon le ministre

Une partie de la loi entre en vigueur : l’accélération de la procédure, ainsi que les mesures d’incitation à la conciliation. Emmanuel Macron estime que la décision du Conseil Constitutionnel de retoquer une partie du texte sur ce point, ne remet pas en cause le principe de la réforme. "Il a censuré le critère de la taille de l’entreprise mais validé le reste. Nous allons remettre l’ouvrage sur le métier rapidement ", avant de rappeler : "On ne fait pas cette réforme pour le plaisir, mais parce qu’on a 10% de chômage ".

Emmanuel Macron rappelle aussi que seuls cinq articles ont été censurés sur le fond, sur les plus de 300 compris dans sa loi. "La réforme des profession réglementées, par exemple, a été acceptée alors qu’elle avait suscité de nombreuses critiques " se satisfait le ministre. Elle devrait, elle, être mise en œuvre "entre novembre 2015 et début de l’année prochaine car elle doit faire l’objet de textes règlementaires ".

Un bilan dès le début de l’automne

"Il faut maintenant que cette loi devienne une réalité, qu’elle soit mesurée " assure Emmanuel Macron. "Nos concitoyens sont comme Saint Thomas, car ils en ont assez des effets d’annonces ".

Le ministre de l’Economie promet de convoquer l’ensemble des parlementaires d’ici deux mois pour rendre compte de l’entrée en vigueur et des premiers effets de la loi.

L'intégralité de l'interview d'Emmanuel Macron, au micro de Simon Tivolle.

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