Avec 1,3% de demandeurs d'emploi en plus en mars 2017, les derniers chiffres publiés lors de la mandature de François Hollande sont mauvais. Et son bilan ?

François Hollande en visite dans un centre Pôle Emploi en mars dernier
François Hollande en visite dans un centre Pôle Emploi en mars dernier © AFP / GUILLAUME SOUVANT

Ce sont les derniers chiffres du chômage publiés sous le quinquennat Hollande, et ils ne sont pas bons. Avec une hausse de 1,3% du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, ceux qui ne travaillent pas du tout, en mars 2017, François Hollande s'apprête à quitter l'ÉLysée sur une nouvelle hausse. Pourtant, le Président sortant a estimé, il y a une semaine, qu'il laissait en héritage au futur locataire de l'Élysée, "un pays en bien meilleur état" qu'à son arrivée, en mai 2012.

Certes, le chômage n'a pas baissé durablement lors de son mandat présidentiel. Il est toujours resté, pour les chômeurs de catégorie A, plus haut qu'avec son prédécesseur. Mais il s'est aussi stabilisé.

Plus d'embauches, plus de croissance

En regard du taux de chômage, François Hollande a mis en lumière une hausse record des perspectives d'embauche des entreprises, selon les chiffres publiés jeudi dernier par Pôle emploi : elles progressent de 8,2% en 2017, soit près de 150 000 projets de recrutements supplémentaires par rapport à 2016. Du jamais vu depuis 15 ans, en 2002, et un nombre d'embauches potentielles de près de 2 millions.

Cette hausse concerne, de plus, une majorité d'emplois longs : 54,2% d'entre eux seraient en CDI ou en CDD de plus de six mois.

Le président de la République socialiste s'est aussi félicité, enfin, de la hausse des investissements et du redémarrage de la croissance. Après 5% de hausse en 2016, l'investissement des entreprises devrait se stabiliser positivement en 2017, selon les prévisions de l'Insee, quand la croissance devrait se situer à +0,4% au premier semestre 2017.

Dans sa note de conjoncture pour 2017, publiée en décembre dernier, l'Insee écrivait d'ailleurs : "L’acquis de croissance pour 2017 s’élèverait à +1,0 % à mi-année, comme un an plus tôt. Le commerce extérieur cesserait quasiment de peser sur la croissance au premier semestre 2017. L’emploi total progresserait de presque 190 000 postes en 2016 puis de 70 000 postes au premier semestre 2017 et le taux de chômage baisserait à nouveau légèrement, pour atteindre 9,8 % mi-2017, contre 10,0 % à l’été 2016."

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