Un gouffre sépare les Pays de la Loire, champions de l’emploi en 2017 (7,8 % de chômeurs), et les Hauts-de-France, où le taux de chômage a atteint 11,6 %. C’est le bilan d’une étude de la Dares, qui pointe des disparités historiques en France métropolitaine.

Des emplois menacés dans la métallurgie, c'est chez Ascoval, à Valenciennes, en mars 2018.
Des emplois menacés dans la métallurgie, c'est chez Ascoval, à Valenciennes, en mars 2018. © AFP / FRANCOIS LO PRESTI

Qu’elles minent le nord ou le sud de la France, les difficultés économiques restent stables dans le temps, si l’on en croit l’étude « Chômage et territoires » de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares).

Les trois régions les plus touchées par le chômage sont toujours les Hauts-de-France (11,6 %), l’Occitanie (11 %) et la région Provence-Alpes- Côte d’Azur (10,8 %). A l’opposé, l’ouest et l’est se caractérisent par des taux de chômage plus faibles.

Les inégalités territoriales, notamment en termes de richesse et de développement économique, sont souvent le produit de l’histoire et du développement industriel de la France.

De 1982 à 1997, année record pour le nombre de personnes sans emploi, le chômage s’est déplacé d’ouest en est. Puis les zones à fort chômage sont restées sensiblement les mêmes.

Une géographie étonnamment stable

Parmi les constantes,  l’ancrage du chômage au nord et au sud de la France, les zones d’emploi les moins laborieuses (13,9 % de chômage et plus) se situent pour sept d’entre elles en Occitanie et pour les huit autres dans les Hauts-de-France.

A l’opposé, les zones d’emploi les plus créatrices de travail sont dans l’ouest de la France, à l’ouest de Paris, sur les frontières orientales et… dans le Massif central. Attention, néanmoins, à l’effet population : certaines régions compte peu de chômeurs, mais peu d’habitants aussi. 

Les situations diverses des jeunes

Si « l’évolution sur vingt ans du taux de chômage régional des jeunes suit la tendance nationale », note la Dares, des écarts majeurs sont parfois à signaler. Ainsi, l’écart avec le taux moyen tous âges confondus varie selon les départements, de 2,9 points dans le département de Paris à 21,5 points dans les Pyrénées-Orientales, où le taux de chômage des jeunes atteint 36 %.

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