Eoliennes
Eoliennes © CC Funny62

Dans leur rapport sur "La politique de développement des énergies renouvelables", les Sages disent oui aux énergies vertes, à condition que les aides soient mieux ciblées pour avoir un impact positif sur l'emploi et l'économie française.

La cour de comptes fait le constat suivant : si la France a tiré bénéfice d'une moindre émission de carbone et d'une plus grande indépendance énergétique, les politiques publiques de soutien aux énergies renouvelables ont coûté 14,3 milliards d'euros entre 2005 et 2011 ; un coût très élevé sans que celui-ci ait apporté les retombées socio-économiques attendues, écrivent les "Sages".

La Cour des comptes souhaite que les aides soient mieux ciblées pour avoir un impact positif sur l'emploi et l'économie française et doivent tenir compte de l'impact sur la construction de filières industrielles et sur l'emploi.

Par exemple, les sages proposent de réserver les appels d'offres aux filières les plus en retard dans la réalisation de leurs objectifs de capacité et aux installations qui ne bénéficient pas d'un tarif d'achat fixé par arrêté, afin d'éviter les effets d'aubaine.

L'énergie solaire photovoltaïque a bénéficié d'appels d'offres en 2013, alors que cette filière est en avance sur l'objectif de 5.400 megawatts (MW) installés en 2020.

Alors que l'énergie éolienne terrestre - "sur le point d'être compétitive" selon les Sages, - accuse un retard important avec seulement 7.500 MW installé contre 19.000 MW d'objectifs pour 2020.

Cette rationalisation du soutien aux énergies renouvelables est d’autant plus indispensable, selon la Cour des comptes, que la crise budgétaire rend les objectifs pour 2020 "difficiles à atteindre".

Sans contester le but de 23% d'énergies renouvelables que s'est fixé la France pour 2020, les Sages notent qu’à 13,1% en 2011, le pays est déjà en retard. Les objectifs peuvent encore être remplis mais "à condition d'en accepter les complications", notent les Sages de la rue Cambon, citant les impacts sur "les finances publiques, le pouvoir d'achat, la compétitivité économique", mais aussi l'environnement (effets sur les paysages, l'exploitation des forêts etc.).

Les explications de Bruce de Galzain

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