Circulation sur l'A7
Circulation sur l'A7 © PHOTOPQR/LE DAUPHINE / PHOTOPQR/LE DAUPHINE

M. Valls a semblé ouvrir une porte hier au rachat par l'État des concessions d'autoroutes. Le Premier ministre répondait aux 152 députés de sa majorité qui estiment que c'est la seule voie possible pour reprendre le contrôle de cette manne financière. L'État est actuellement en négociation avec les sociétés d'autoroutes, des négociations qui s'accélèrent mais l'État peut-il et doit-il se permettre de racheter les concessions ?

Peut-être 20 milliards, peut-être 25 et même un peu plus... Le rachat des concessions d'autoroutes coûterait très cher à l'État, c'est une certitude. Mais cet argument est balayé par une majorité de députés socialistes : avec des taux d'emprunt à des niveaux historiquement bas, l'État peut se permettre d'emprunter pour l'intérêt général explique un député.

Bruxelles aura cependant son mot à dire alors que la Commission européenne vient d'accepter le plan de relance négocié entre l'État et les sociétés d'autoroutes. Un plan qui a l'inconvénient d'allonger encore la durée de concession, un argument difficile à entendre par les députés de la majorité qui dénoncent les superprofits de ces sociétés. Ce plan a l'avantage d'être déjà juridiquement défini, il peut fonctionner alors que le rachat des concessions tout à fait légal depuis 2012 pourrait souffrir d'incertitudes juridiques.

La décision doit être prise avant le 31 décembre pour laisser un an de préavis aux sociétés d'autoroutes. Pendant ce temps, l'État devra lancer un appel d'offre et négocier de nouveaux contrats. Pour quels résultats ? Si par exemple, ce sont de nouveau des sociétés privées qui reprennent la gestion des concessions. En tous cas, côté sociétés d'autoroutes, on ne souhaite pas vraiment accélérer les négociations .

Les sociétés d'autoroute très rentables
Les sociétés d'autoroute très rentables © Radio France
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