Capture de l'application française Room
Capture de l'application française Room ©

Deux entrepreneurs français portent plainte contre le géant des réseaux sociaux pour plagiat : ils accusent la nouvelle application de la firme (Rooms) d'être une copie pure et simple de leur propre produit (Room). La ressemblance est assez frappante...

Les plus anciens internautes se souviennent encore avec une certaine nostalgie des forums, ces lieux de discussions qui ont fait la joie des Français connectés à la fin des années 90 et au début des années 2000. Ces services permettaient de dialoguer sur des espaces dédiés, modérés par les internautes eux-mêmes, sous pseudonyme.

Un concept repris par les Français Frank-David Cohen et Damien Rottemberg, qui ont lancé le 18 septembre sur iPhone et iPad leur application, Room . Elle permet de créer rapidement une "chatroom", un espace de discussion privé, accessible sur invitation et plus ou moins anonyme.

Le pluriel de la discorde

Coïncidence troublante : Facebook a annoncé la semaine dernière le lancement d'une nouvelle application, appelée Rooms .Elle permet de créer rapidement une "chatroom", un espace de discussion privé, accessible sur invitation et plus ou moins anonyme.

Ça vous rappelle quelque chose ?

En tout cas l'annonce a fait bondir les créateurs de Room (la version sans "S"), qui accusent Facebook de plagiat. Contacté par 01net, l'un d'eux assure qu'il ne peut pas s'agir d'un simple hasard.

Il existe déjà d’autres produits sur le même principe. Mais je ne peux pas croire un seul instant que Facebook a sorti son appli sans savoir que le nôtre existait. J’ai, parmi mes amis Facebook des dirigeants du réseau social. Ils ont forcément vu dans mes statuts que je sortais cette appli. Ce comportement est un doigt d’honneur à l’entreprenariat et à la créativité.

Hélène Chevallier a contacté les deux Français, qui sont très remontés contre Facebook

Les deux développeurs comptent jouer les David face au Goliath américain, en assignant Facebook en justice aux États-Unis. En attendant, on s'interroge : et si (feu) Caramail portait lui aussi plainte pour plagiat ?

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