Lydie et Christophe Germain, les parents de Mathys
Lydie et Christophe Germain, les parents de Mathys © MaxPPP/Le Progrès/Yves Salvat

Les députés, s'inspirant d'un cas réel de solidarité survenu dans une entreprise de la Loire, ont adopté, en 2012, un texte permettant à un salarié de donner anonymement une partie de ses jours de repos à un collègue devant s'occuper d'un enfant très gravement malade. Cette proposition de loi, dont l'auteur est le député UMP Paul Salen, sera débattue au Sénat, mercredi.

Le texte prévoit que pour que le dispositif de don anonyme de jours de repos fonctionne - qu'il s'agisse de RTT, de jours de récupération ou de vacances -, il est nécessaire de disposer d'un certificat médical attestant de la gravité de la maladie et de la nécessité d'une présence auprès d'un enfant gravement malade.

Cette loi devrait porter le nom de Mathys. Ce gaçon avait 9 ans lorsqu’on a découvert chez lui un cancer du foie. Ses parents, Lidye et Christophe, ont d'abord bénéficié d'un congé maladie. Puis, alors que leur enfant devait être transplanté à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre à Paris, Lidye a obtenu un congé d'accompagnement d'enfant malade, accessible à un seul des deux parents. Christophe, après avoir épuisé ses jours de congé, a bénéficié d’un geste de solidarité de ses collègues de l’usine Badoit de Saint-Galmier, qui lui ont offert 170 jours de RTT.

Ce geste a conduit le père de Mathys à créer en 2010 une association pour militer pour l'adoption d'un projet de loi officialisant le don de jours de congé.

Le reportage de Tiphany Antkowiak

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