Comme plusieurs cheffes d'entreprises, Mia se démarque du pessimisme masculin. Une étude se penche sur le phénomène, à découvrir en avant-première sur France Inter.

Restaurant
Restaurant © Getty / Tom Merton

Elle a tout plaqué pour ouvrir son propre restaurant dans le 11e arrondissement de Paris. Depuis 6 mois, Mia Bertier ne travaille plus dans la communication : "j'avais envie d'être mon propre patron et d'arrêter d'avoir le sentiment de jouer ma vie sur des sujets qui me dépassaient totalement". C'est sûrement une de ses forces en tant qu'entrepreneuse, ce pour quoi l'IFOP a mené l'étude "Femmes dirigeantes : une autre vision de l'entreprise" pour April.

Sur l'échelle de l'optimisme, les femmes devant les hommes

Menée auprès de 502 dirigeants de très petites entreprises (0 à 20 salariés), dont 40% de femmes, l'étude révèle que les femmes dirigeantes se préoccupent d'avantage de l'ambiance au travail et de leur épanouissement personnel. Comme 93% d'entre elles, Mia Bertier voit les choses "différemment" de son frère avec qui elle s'est lancée dans l'aventure de la restauration. "On a la même volonté mais moi je m'inquiète plus de la couverture sociale, de la retraite... c'est une vision à plus long terme" défend-elle. Alors que selon l'étude, les hommes ne seraient que 83% à aller dans ce sens.

Une vision de l'entreprise qui permet peut-être aux femmes d'être encore devant les hommes sur l'échelle de l'optimisme. De 1 à 10, les femmes interrogées se mettent une note de 5,9 contre 5,4 chez les hommes.

"La tête à 100% dans l'entreprise"

Les entrepreneurs masculins, eux, accorderaient plus d'importance aux finances et à l'aboutissement de projets... Alors que Mia voit cela comme des "détails" en expliquant que "au quotidien, ce qui importe, c'est que le client soit heureux" puisque, selon elle, "pour que les finances aillent mieux, il faut développer toute cette partie là". La néo-restauratrice s'est fixée un seul objectif : embaucher rapidement un cuisinier en CDI. Pour "créer de l'emploi" dit-elle, et enfin "arrêter d'éplucher les légumes".

► ÉCOUTER | Le portrait de Mia, entrepreneuse, par Clarac Lecoq Réale

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