Le conseil d'administration d'EDF acte la fermeture de la centrale nucléaire... mais après la fin du quinquennat d'Hollande. Ce qui laisse la porte ouverte à d'autres solutions.

La centrale nucléaire de Fesseinheim, vieille de 39 ans, est la plus vieille de France.
La centrale nucléaire de Fesseinheim, vieille de 39 ans, est la plus vieille de France. © Maxppp / Thierry Gachon

C'est plutôt un compromis qui a été décidé par le conseil d'administration d'EDF ce jeudi. La centrale nucléaire de Fessenheim fermera bien, mais le fournisseur d'électricité a obtenu de repousser le décret de fermeture. Il ne sera donc pas pris avant la fin du quinquennat de François Hollande. La promesse de campagne n'est qu'à moitié tenue.

EDF pose surtout une condition : Fessenheim ne fermera que si aucune autre centrale n'est à l'arrêt d'ici 2018, et donc pas avant l'entrée en service de l'EPR de Flamanville. L'électricien fera alors la demande du décret de fermeture à l'État.

Tout le monde y trouve des motifs de satisfaction

Mercredi soir, Ségolène Royal exigeait la fermeture de la centrale. C'est ce qui, selon elle, est acté ce jeudi avec ce compromis. La ministre de l'Écologie parle d'une fermeture "définitive, irréversible, et inéluctable" :

Cette décision était attendue et elle s'intègre complètement dans la loi de transition énergétique qui prévoit la réduction à 50% de la part du nucléaire à l'horizon 2025.

Du côté des syndicats on se dit satisfait. Surtout que la centrale ne ferme pas tout de suite, même si selon Alain Colly de la CFDT, cette décision entérine une épée de Damoclès au-dessus des salariés de Fessenheim : "la mésaventure continue" .

C'est encore une mauvaise nouvelle pour les salariés. Quant à la centrale, elle n'ira pas jusqu'aux 50 ans d'exploitation alors que l'autorité de sûreté nucléaire avait donné son feu vert. C'est une fermeture teintée de politique. C'est toujours de la même centrale dont on parle.

La CGT, elle, crie victoire même si rien ne dit que le prochain gouvernement pourra revenir en arrière. C'est en tout cas ce que promettent François Fillon et Marine Le Pen.

La centrale de Fessenheim
La centrale de Fessenheim © Visactu
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