Logo France Télévisions
Logo France Télévisions © France Télévisions

Etre plus audacieux, attirer le jeune public, développer le numérique et réformer France 3, le tout avec un budget en baisse : c'est la feuille de route que le gouvernement vient de fixer au prochain Président du groupe audiovisuel public.

Ces consignes, les prétendants à la présidence vont devoir les appliquer dans le projet à envoyer au CSA avant le 26 mars, deux mois avant la désignation de l'heureux élu le 22 mai.

Pfimlin relevera-t-il le défi une nouvelle fois ?

On ignore si Rémy Pflimlin sera candidat à sa propre succession, mais quelques candidats se sont déjà manifestés : Alexandre Michelinl (ex-directeur de l'antenne et des programmes de France 5), Serge Cimino (délégué du Syndicat national des journalistes) ou encore -plus étonnant- l'animateur Cyril Hanouna.

Le challenge s'annonce de taille : le gouvernement avertit que le budget de France Télévisions sera "au mieux stable", il s'inscrira "plus probablement" dans le mouvement de "baisse constatée ces dernières années". Conscients des contraintes de coûts, les ministres Fleur Pellerin, Michel Sapin et Emmanuel Macron ont reconnu qu'il faudrait peut-être renoncer à l'une des chaînes publiques hertziennes en cas d'impasse budgétaire.

Pas de retour de la pub après 20h, peut-être une suppression de chaîne

Supprimer France Ô ? Réorganiser France 3 ? Chaque candidat va devoir énoncer des propositions précises afin de remplir les objectifs avec un budget en baisse. Il devra aussi définir "des lignes éditoriales claires" pour chacune des chaînes, afin d'éviter qu'elles se concurrencent.

Seule certitude : le gouvernement écarte un retour de la publicité après 20H et ne mentionne pas la création d'une chaîne d'info en continu. Michel Sapin évoque aussi la piste d'un élargissement de la redevance audiovisuelle qui a déjà augmenté de trois euros cette année.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.