[scald=24721:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - L'accord arraché jeudi par les dirigeants de la zone euro pour secourir la Grèce était nécessaire mais il est tardif et insuffisant, a déclaré vendredi François Hollande, favori de la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 en France.

Le nouveau de plan de soutien à la Grèce prévoit un réaménagement de sa dette, implique le secteur privé et réforme le fonds de stabilité pour en faire un embryon de fonds monétaire européen.

"C'était un accord nécessaire mais il est aussi tardif qu'insuffisant", a réagi François Hollande, sur France Info.

"Tardif, parce que si ces mesures avaient été prises il y a 18 mois, il n'y aurait jamais eu de crise de la zone euro (...) Insuffisant, parce qu'il n'y a pas une agence européenne qui a été créée pour emprunter, on en reste à ce fonds, ces prémices", a-t-il ajouté.

"La gouvernance économique de la zone euro n'a pas vraiment progressé", a estimé François Hollande, qui s'est prononcé notamment pour la création d'un ministre européen des Finances.

Ségolène Royal, également candidate à la primaire socialiste, a parlé pour sa part de "colmatages provisoires à une crise de l'euro sans précédent, qui va bien au-delà du problème de la dette de la Grèce".

"Les conclusions de ce sommet sont à court terme et n'engagent aucune réforme de structure, comme si les dirigeants européens étaient tous prisonniers des échéances électorales et n'avaient pas le courage d'agir, une fois de plus", a-t-elle dit dans un communiqué.

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

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