François Hollande sur le perron de l'Elysée
François Hollande sur le perron de l'Elysée © MaxPPP/IP3 PRESS

Non, la baisse du chômage ne va pas s'amorcer miraculeusement suite à une éventuelle réforme "magique". Dans un entretien au "Parisien", le chef de l'État moque à mi-mot les propositions de l'opposition, tout en s'attaquant à "l'optimisation fiscale" de géants comme Total.

"Le contrat unique pourrait être une formule. Mais de quoi s'agirait-il?", s'nterroge le président français, évoquant une idée qui revient souvent à droite. Pour lui, un tel dispositif ouvrirait beaucoup de questions sans réponse. "Il n'y a pas de solution magique", tranche-t-il, ajoutant néanmoins qu'il avait chargé le gouvernement de plancher sur les moyens d'encourager les embauches dans les petites entreprises en donnant à ces dernières "plus de facilité et plus de souplesse.

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Mais pour le chef de l'Etat, il n'y a pas de secret : seule la reprise de l'activité permettra de changer la donne.

Il n'y aura de l'emploi que s'il y a de la croissance: il n'y a pas d'autre façon de faire. Mais je ne chercherai aucune excuse. Dans n'importe quelle organisation, si on n'a pas réussi au bout de cinq ans, on ne vous garde pas à la tête.

La crise est aussi selon François Hollande le principal moteur du Front national, en tête des sondages pour les prochaines départementales. "La seule attitude à avoir, c'est d'aller chercher les électeurs du FN, les arracher même pour leur parler et les convaincre. Les propositions du FN sont autant de reculs pour notre pays", assure le président.

"Total devrait être le plus gros contribuable français"

François Hollande s'est également agacé des pratiques de certaines entreprises françaises pour payer moins d'impôts. Pour lui, le géant pétrolier Total est en première ligne : à un lecteur du Parisien qui l'interpelait sur le fait que le groupe ne paye pas d'impôt sur les sociétés, le président répond sans détour et dénonce la fameuse "optimisation fiscale".

Total, qui est la plus grande entreprise française, devrait à ce titre être le plus gros contribuable français.

Il vise également les pratiques fiscales de géants étrangers, comme McDonald's (accusée d'avoir faire transiter entre 2009 et 2013 une partie de son chiffre d'affaires par une société luxembourgeoise pour éviter de payer un milliard d'euros d'impôts supplémentaires en Europe"). Le président affirme que la France a trouvé un accord avec les États-Unis ou le Royaume-Uni pour "lutter contre ces dérives".

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