Les rayons des boutiques Game ont été vidés après des soldes monstres
Les rayons des boutiques Game ont été vidés après des soldes monstres © YouTube

Cela faisait un bon moment déjà que les boutiques étaient vides, leurs rayons dévalisés après des soldes monstres pour liquider les stocks. Depuis samedi, le rideau est carrément baissé dans les 157 magasins de la chaîne de distribution de jeux vidéo Game, et les 560 employés... attendent.

Car c'est ce vendredi que le tribunal de commerce de Bobigny va décider de leur avenir, ou en tout cas de l'avenir d'une partie d'entre eux. Deux offres de reprise ont été déposées, par deux autres acteurs du jeu vidéo (Micromania et Game Cash). Seul problème : ces offres ne sont que partielles. Seuls 48 magasins seraient concernés, soit 156 salariés potentiellement sauvés. Pour les autres, il faudra se contenter de partir, avec un mois de salaire supplémentaire en poche après le succès des soldes.

Le reportage de Marion L'Hour.

Comment en est-on arrivé là ? D'abord il y a la concurrence d'Internet, que ce soit pour commander des jeux sur des sites de distribution en ligne ou pour acheter des versions dématérialisées, souvent moins chères. Game a subi de plein fouet ce changement des habitudes des joueurs, comme la Fnac ou Virgin par exemple.

Détournement d'une publicité Game par des salariés
Détournement d'une publicité Game par des salariés © Radio France

Mais contrairement à ceux de Virgin, qui se sont mobilisés largement pour tenter de contrer la fermeture, les salariés de Game, répartis sur tout l'hexagone, n'ont pas pu jouer à armes égales avec leur direction. "Les salariés sont dépités. Ils ont pris un pavé sur la tête" , explique un responsable de boutique. "On a été maintenu dans le flou le plus total, par la direction et par la représentante du personnel" .

Les employés de Game se sont échangé des informations sur Internet, via un forum. C'est aussi sur le web qu'ils ont reçu de nombreux messages de soutien.

Depuis l'annonce du redressement judiciaire, les salariés n'avaient plus de nouvelles de leur direction. Certains l'accusaient même d'avoir stoppé volontairement tout réapprovisionnement des magasins, notamment pendant la période des soldes. "On nous laisse crever dans nos boutiques" , lançaient certains employés.

Le jeu vidéo est pourtant un secteur porteur. En France, les ventes de jeux vidéo ont représenté trois milliards d'euros en 2012. En 2015, elles devraient atteindre les quatre milliards d'euros.

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