Les deux dirigeants du site Goodyear d’Amiens-Nord ont été relâchés ce mardi, après près de 30 heures de séquestration. Les deux hommes ont été chahutés à leur sortie. La CGT ne compte pas s'arrêter là : le syndicat a annoncé l'occupation de l'usine.

confirmation du projet de fermeture de l'usine d'amiens-nord de goodyear
confirmation du projet de fermeture de l'usine d'amiens-nord de goodyear © reuters

Les syndicalistes de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord s’étaient déclarés prêts à "aller jusqu’au bout". La séquestration du directeur de production de l’usine, Michel Dheilly, et du directeur des ressources humaines, Bernard Glesser, pouvait, disaient-ils, durer "des heures, voire des semaines".Finalement, au bout de près de 30 heures, les deux cadres ont pu sortir des locaux de l’usine, où ils avaient passé la nuit. Encadrés par la police, ils ont été hués par les salariés, dans une gigantesque cohue, et aux cris de « Les voyous, c’est pas nous ».

"Les voyous, c'est pas nous": le récit de la libération par Béatrice Dugué

Les syndicats expliquent avoir voulu éviter la confrontation avec les forces de l'ordre et que des salariés se fassent arrêtés.

Une solution subie. D'où la colère de Mickaël Wamen, le leader de la CGT chez Goodyear à Amiens Nord.

L'usine occupée

Les ouvriers ne comptent pas en rester là. La CGT a annoncé juste après leur libération que les salariés allaient désormais occuper l’usine.

La CGT présente les mêmes revendications après cette action coup de poing, que cela soit sur la tenue de négociations ou l'augmentation d'indemnités pour les salariés.

Nous exigeons des négociations, nous exigeons que Goodyear mette de l'argent sur la table. (Mickaël Wamen, CGT)

Le syndicat demande des indemnités de 80 000 à 200 000 euros, ce que ne prévoit pas le plan de sauvegarde de l'emploi, alors que les premières lettres de licenciements des 1 173 salariés doivent être envoyées cette semaine.

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