accord entre la france et google sur les médias
accord entre la france et google sur les médias © reuters

C'est une première mondiale : le président exécutif de Google Eric Schmidt a signé vendredi un accord sur la rémunération des médias français indexés par le moteur de recherche américain, sous la houlette de l'Élysée.

François Hollande avait annoncé que faute d'accord, un projet de loi sera proposé en vue de créer un mécanisme de rémunération au bénéfice des organismes de presse.

Les associations d'éditeurs de presse souhaitaient en effet que le groupe américain les rémunère pour les informations qu'il indexe, une demande refusée jusqu'ici par Google qui menaçait de son côté de ne plus référencer les médias français.

François Hollande s'est félicité de cet accord .

L'Élysée annonce la mise en place d'un fonds de 60 millions d'euros pour la transition numérique, entièrement alimenté par Google. Il devra "sélectionner des projets selon leurs mérites en termes de transition vers le numérique".

"Il s'est produit aujourd'hui un événement mondial (...) la conclusion d'un accord entre Google et un groupement de presse qui a été capable de se fédérer pour mener cette négociation", s'est félicité le chef de l'Etat, qui assistait à la conclusion de cet accord à l'Elysée.

Explications avec Alexandra Ackoun.

Le syndicat de la presse nationale s'est lui aussi félicité du geste de Google. Mais cet accord ne satisfait pas tout le monde, notamment ceux qui craignent une perte d'indépendance des médias français vis-à-vis des géants comme Google.

C'est le point de vue d'Edwy Plenel, fondateur du site Mediapart.

Google essaie de se rabibocher avec l'Europe

Google a aussi soumis aujourd'hui aux autorités européennes des propositions concrètes pour mettre un terme à l'enquête sur ses pratiques commerciales ouverte il y a deux ans, ce qui pourrait lui éviter de très lourdes amendes.

La Commission européenne a annoncé vendredi avoir reçu des propositions détaillées du groupe américain, visé par des plaintes d'une dizaine d'entreprises parmi lesquelles figurent Microsoft, pour abus de position dominante.

Si la Commission accepte ses propositions dans le cadre d'une procédure de réglement, Google pourrait échapper à toute sanction sans avoir à reconnaître la moindre infraction.

Le groupe contrôle 82% du marché des recherches sur internet en Europe, contre 67% aux Etats-Unis, selon la société d'études comScore.

Il a remporté le mois dernier une importante victoire aux Etats-Unis, les autorités antitrust américaines concluant leur propre enquête en jugeant qu'il n'avait pas manipulé les résultats des recherches en ligne pour bloquer ses concurrents.

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