Mouvement de grève à la SNCF
Mouvement de grève à la SNCF © MaxPPP / Sebastien Jarry

Direction et syndicats se lancent ce lundi dans un ultime round de négociations, au sixième jour successif de grève. Depuis le début du mouvement, le retrait de la loi Travail s'est greffé aux revendications sur le nouvel accord d'entreprise et la première convention collective commune au secteur du rail.

C'est une réunion sous tension qui se déroule ce lundi dans les locaux du groupe SNCF. La direction et les autres organisations représentatives (CGT, Unsa, SUD, CFDT) doivent à nouveau et pour la dernière fois négocier le nouveau statut des travailleurs du rail. Une décision qui s'inscrit dans une urgence plus large :l'ouverture élargie à la concurrence à partier de 2020. Le texte est soumis à signature jusqu'à mercredi soir.

Convention collective et loi Travail

CGT et SUD veulent avant tout éviter tout dumping social à cette occasion, et réclament une convention collective (la première pour l'ensemble du secteur) plus ambitieuse, et pas un nouveau statut "au rabais". Pour eux, il faut donc réouvrir les discussions , tandis que le gouvernement et l'Union des Transports publics et ferroviaires (le patronat du secteur) estiment queles négociations sont "closes" . La dernière mouture, présentée ce lundi, peut encore faire la différence.

Car la situation a changé depuis le début du mouvement, qui entame aujourd'hui son treizième jour de grève depuis le mois de mars. Entretemps, les cheminots se sont aussi joints à la mobilisation contre la loi Travail (tout comme les secteurs de l'énergie, des déchets, des raffineries ou la RATP). Et de l'autre côté, le coup d'envoi de l'Euro 2016 le 10 juin prochain permet aussi aux syndicats de faire monter la pression.

Changement aussi dans l'ampleur de la mobilisation à la SNCF, puisque la CFDT et l'Unsa ont tous deux retiré leurs préavis de grève la semaine dernière, estimant que les tractations du week-end précédent avaient permis de conforter l'essentiel du régime de travail actuel.

Du côté du gouvernement (et de l'opposition de droite), après avoir tenté de désamorcer les mobilisations secteur par secteur, on invoque désormais le manque de "solidarité" des cheminots en période de fortes intempéries. L'intersyndicale, elle, compte bien manifester le 14 juin à Paris. Certes, l'Euro aura commencé, mais la Seine aura baissé.

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