Marisol Touraine
Marisol Touraine © MaxPPP/Ouest France/Daniel Fouray

Alors que les organisations syndicales parlent de poursuivre la grève au delà du 31 décembre, la ministre de la Santé ne veut pas céder sur le tiers payant, mais souhaite qu'un groupe de travail se penche sur le sujet

La grève des médecins libéraux se poursuit et elle est "particulièrement suivie" selon les syndicats. La CSMF, le principal d’entre eux, revendique plus de "80% de cabinets médicaux fermés". Du coup le mouvement pourrait "durer" au-delà du 31 décembre, selon cette fois la Fédération des médecins de France (FMF).

Le gouvernement, de son coté, assure que cette grève n'entraîne "aucune difficulté particulière" et que la fréquentation des urgences est "stable". Peut-être est-ce dû également à la période choisie pour cette grève : celle où généralement les médecins sont en vacances.

Fermeté des deux cotés

On est en face d'un ministère qui est particulièrement sourd", a déclaré de son côté le président de la Fédération des médecins de France (FMF) Jean-Paul Hamon. Le gouvernement "prétend vouloir renégocier", mais lors des négociations qui se sont déroulées "la semaine dernière, on nous a ressorti le même texte qu'au mois de juillet, sans modification d'une virgule", a-t-il dénoncé.

La ministre de la santé, de son coté, tient bon sur sa réforme mais dit que sa porte reste ouverte à tous les aménagements possibles.

Marisol Touraine avec Mélanie Delaunay

Les généralistes demandent une consultation à 25 euros, les spécialistes la revalorisation des actes. Ils demandent surtout la réécriture, voire le retrait du projet de loi santé dont l'examen par le Parlement est prévu en avril.

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