poursuite de la grève à la sncf
poursuite de la grève à la sncf © reuters

Le mouvement de grève continuer ce mardi. Malgré les perturbations, le gouvernement refuse de reporter l'examen de la réforme ferroviaire, mardi à l'Assemblée. Pour Manuel Valls et François Hollande, le mouvement doit cesser.

Le texte est présenté comme prévu ce 17 juin : pour l'instant le gouvernement campe sur ses positions. Le ministre de l'Éducation nationale s'est même déjà organisé pour que les épreuves aient lieu comme prévu, avec des aménagements pour les retardataires.

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Mais pour l'instant, le dialogue semble rompu, même si tout le monde dit le contraire.

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Comme le dirigeant national de la CGT, Thierry Le Paon, qui demande "de vraies négociations" pour "une sortie de crise ce week-end"... Tout en votant la prolongation du mouvement. Ou comme Manuel Valls, qui assure que le dialogue va se poursuivre... Tout en réclamant l'arrêt immédiat et sans condition de la grève.

J'ai entendu les responsables de la CGT en appeler au dialogue. Nous allons le poursuivre, mais notre pays a besoin d'apaisement. Il faut arrêter cette grève, et ma porte est ouverte.

L'exécutif mise sur le sens des responsabilités des grévistes et surtout sur le front divisé qu'ils présentent. Depuis le début du mouvement, le nombre de cheminots en grève, à l'appel de deux syndicats (CGT et Sud Rail) diminue. La CFDT, de son côté, appelle elle aussi à un arrêt de la grève et estime que le mouvement est devenu une "course à la radicalité" pour des syndicats parfois dépassés par leur base. "Il n'y avait pas de raison de faire grève, encore moins de la continuer", estime Laurent Berger, secrétaire général.

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Mais pour les syndicats grévistes, il y a plusieurs raisons, et elles remontent à des années avant le projet de réforme. Ils réclament un retour à la situation avant 1997 (un seul et même établissement public pour superviser tout le rail français) mais aussi la reprise de la dette ferroviaire par l'État. Une dette estimée à 44 milliards d'euros.

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