veolia prône un redressement judiciaire rapide de la sncm
veolia prône un redressement judiciaire rapide de la sncm © reuters

Un accord a été trouvé hier soir entre syndicats et actionnaires qui permet d'écarter le redressement judiciaire de la compagnie maritime jusqu'à octobre. Les salariés en grève depuis le 24 juin ont décidé de reprendre le travail.

"Les marins suspendent le mouvement" : l'annonce faite dans la matinée de jeudi par le délégué syndical de la CGT Frédéric Alpozzo a dû provoquer des soupirs de soulagement en Corse. Après 17 jours de conflit qui s'envenimait de plus en plus, la SNCM va donc reprendre, pour un temps au moins, une activité normale.

C'est un accord trouvé la veille qui a permis cette sortie de crise. Le PDG de Véolia a notamment confirmé être prêt à céder sa part dans la SNCM pour un euro

"Nous sommes en capacité de proposer une reprise du travail", déclarait alors le secrétaire général de la SNCM Jean François Simmarano

L'intersyndicale, réunie dans la soirée, a ratifié l'accord trouvé au terme de 3 jours de négociations. Les assemblées générales de salariés, quant à elles, se sont prononcées ce matin pour une suspension de la grève. Mercredi soir déjà, en signe d'apaisement, le "Kalliste", navire de la Méridionale bloqué depuis huit jours, a été libéré.

Le reportage à Marseille de Laurent Gauriat

La trésorerie de l'entreprise est assurée jusqu'à la fin de l'année mais une solution de restructuration et un nouvel actionnariat devront être trouvées d'ici fin octobre.

Pression depuis la Corse...

... parce que la grève paralyse depuis plus de 15 jours le fret et une grande partie des rotations entre la Corse et le continent, en pleine saison touristique. Le président du Conseil Exécutif de Corse, Paul Giacobbi, qui reproche au gouvernement de ne pas faire respecter la libre circulation maritime, estime que l'île "perd un million d'euros par jour depuis le début du mouvement". Professionnels du tourisme, transporteurs, agriculteurs et artisans demandent maintenant des mesures de compensation.

Hier sur l'île, près de 1.000 commerçants, entrepreneurs et agriculteurs, selon les organisateurs, et 350 d'après la police, ont manifesté devant la préfecture de Haute-Corse à Bastia pour dénoncer "le manque de responsabilité de la CGT Marins" et "le manque de courage du gouvernement".

Une trentaine de manifestants ont forcé les portes de la direction régionale de la SNCM à Bastia, renversé du matériel et arrosé des bureaux avec un instincteur,..

Un saccage auquel Etienne Monin a assisté, reportage

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.