avions de la compagnie Transavia
avions de la compagnie Transavia © CC Pieter van Marion

Bien que n'ayant pas réussi à obtenir la nomination d'un médiateur ni d'autres avancées sur le volet contrats de travail, le SNPL, le Syndicat national des pilotes de ligne, majoritaire à Air France, a décidé dimanche de lever la grève. Le Spaf, syndicat minoritaire des pilotes, maintient son préavis de grève.

Selon Air France, le trafic devrait progressivement revenir à la normale à partir de mardi. Les vols annulés dimanche et lundi le restent.

La direction de la compagnie s'est félicitée de la fin d'un mouvement "coûteux et dommageable".

Lors d'une déclaration à la presse, le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac a affirmé :

On fait tout ce qui était en notre pouvoir sans sacrifier un projet stratégique de notre groupe.

Le SNPL explique dans un communiqué avoir choisi "l'option responsable" d'arrêter le grève, la plus longue depuis le conflit de 1998, et d'"apaiser la situation". Les pilotes revendiquent "une victoire" face à la politique de "dumping social". "Nous avons remporté une bataille capitale, celle du projet Transavia Europe", disent-ils.

Le mouvement a coûté entre 15 et 20 millions par jour à la compagnie

Manuel Valls, qui estime que sa "fermeté" réformiste a payé face à une grève "incomprise, corporatiste, égoïste", a appelé à la reprise du dialogue social dans l'entreprise, où grévistes et non grévistes se sont vivement affrontés.

Manuel Valls

La démonstration est donc faite que rien ne peut arrêter la réforme. Notre pays connaît beaucoup de blocages et ma tâche, ma mission, c'est bien celle de lever ces blocages et de conduire les réformes quand il en va de l'intérêt général du pays.

Comment se dessine la réforme ? Pourquoi les pilotes grévistes ont-ils décidé de jeter l'éponge ?

Visiblement les déclarations du Premier ministre ont eu un poids importat dans la décision du SNPL d'arrêter la grève

L'analyse de Bruce de Galzain

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