Eric Olsen, directeur général de LafargeHolcim, quitte ses fonctions ce samedi, empêtré dans l'enquête sur un financement présumé de groupes armés en Syrie.

Le PDG Eric Olsen fait les frais de la politique de LafargeHolcim en Syrie
Le PDG Eric Olsen fait les frais de la politique de LafargeHolcim en Syrie © AFP / Fabrice COFFRINI

Le conseil d'administration du groupe a estimé que Eric Olsen n'était "ni responsable ni pouvait être considéré comme informé des actes répréhensibles identifiés" en Syrie. Malgré tout, le directeur général fait les frais de cette affaire et quitte le groupe ce 15 juillet. Une enquête sur le cimentier franco-suisse LafargeHolcim, mis en cause pour avoir indirectement financé des groupes armés en Syrie, a été confiée à trois juges d'instruction.

Cette information judiciaire, ouverte le 9 juin, vise notamment les chefs de "financement d'entreprise terroriste" et de "mise en danger de la vie d'autrui". L'enquête devra déterminer les liens qu'a pu entretenir le géant du ciment avec plusieurs groupes en Syrie, dont l'organisation djihadiste Etat Islamique, pour maintenir son activité dans le pays en guerre.

Le géant suisse des matériaux de construction a admis via un communiqué avoir "indirectement" financé en 2013 et 2014 des groupes armés en Syrie, pour maintenir en activité sa cimenterie. "La détérioration de la situation politique en Syrie a entraîné des défis très difficiles quant à la sécurité, aux activités de l'usine et aux employés".Aussi, entre les "menaces pour la sécurité des collaborateurs" et les "perturbations dans les approvisionnements nécessaires pour faire fonctionner l'usine et distribuer ses produits", la filiale locale de Lafarge a tenté d'amadouer les diverses factions armées qui contrôlaient ou tentaient de contrôler les zones autour de la cimenterie

Déjà le mur de Trump...

Alors candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron avait réagi aux propos d'Eric Olsen :

Etre une entreprise privée "n'affranchit pas d'avoir une conscience éthique

De son coté, Xavier Huillard, PDG du groupe de travaux public Vinci avait déclaré qu'il préférait ne pas participer à la construction du mur.

Ce n'est pas du tout un jugement de valeur, ni des Etats-Unis, ni du mur, nous, nous préférons plutôt ne pas toucher à ce mur.

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