françois hollande aurait écrit à barack obama au sujet du dossier bnp paribas
françois hollande aurait écrit à barack obama au sujet du dossier bnp paribas © reuters

François Hollande a bien écrit àBarack Obama pour s'inquiéter du "caractère disproportionné" des sanctions envisagées aux Etats-Unis à l'encontre de BNP-Paribas et des risques qu'elles présentent, a confirmé la présidence française. Les deux chefs d'Etat dîneront ensemble jeudi soir à Paris en marge de la commémoration du débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie.

Pour Michel Sapin, le ministre des Finances, le dossier BNP

fait certainement partie des sujets qui méritent d'être abordés

Les autorités françaises ont-elles raison de monter ainsi au créneau ?

La réponse de Marion L'Hour du service économie de France Inter

Le premier groupe bancaire français et deuxième de la zone euro, est accusé par la justice américaine d'avoir financé des opérations avec des pays sous embargo américain, tels que l'Iran, le Soudan et Cuba. Selon des sources proches du dossier, la pénalité pourrait atteindre 10 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros). La banque pourrait également se voir interdire pendant un certain temps de régler des transactions en dollars, estime-t-on de même sources.

ÉQUITÉ

Après avoir fait profil bas, le gouvernement français a adopté un moyen terme entre ceux qui le somment de ne pas se mêler de ce contentieux et les partisans d'une réaction musclée. Il ne conteste pas une éventuelle sanction contre BNP-Paribas mais s'efforce d'obtenir une réduction des sanctions pour éviter au groupe une ponction qui compromettrait ses capacités de financement de l'économie française. Les autorités françaises font également valoir qu'une telle ponction sur une banque de cette importance ne manquerait pas d'avoir un impact sur l'ensemble du système financier européen.

Le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, a fait valoir mardi qu'une amende de l'ampleur évoquée serait contraire à l'esprit des négociations entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur un partenariat commercial. La BNP a déclaré il y a plusieurs semaines être en discussions avec les autorités américaines au sujet de "certains paiements en dollars US impliquant des Etats ou des personnes morales ou physiques qui pouvaient être soumises à des sanctions économiques édictées par les lois des Etats-Unis". Elle a informé ses actionnaires que la pénalité qu'elle pourrait devoir payer pourrait "excéder très significativement" une provision de 1,1 milliard de dollars constituée fin 2013. Elle dit aussi avoir fait évoluer son dispositif de contrôle pour s'assurer qu'une telle situation ne se reproduise pas.

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