[scald=62549:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a dit mercredi vouloir interdire aux banques françaises de traiter avec des fonds spéculatifs, des paradis fiscaux, ou des établissements situés dans des paradis fiscaux.

Favori des sondages pour l'élection d'avril-mai, il a ajouté vouloir réglementer les produits dérivés de façon stricte, souhaité l'intervention de la Banque centrale européenne pour aider les pays de la zone euro en difficulté, à condition qu'ils aient respecté la discipline budgétaire, et a plaidé pour la création d'euro-obligations.

Toujours concernant les banques, il a répété vouloir séparer les activités de banque d'affaires des activités de banque de dépôts.

Les produits dérivés, "ils ne devraient être autorisés que pour les seules couvertures des besoins réels des agents économiques" et être interdits quand ils sont utilisés pour spéculer, a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Il faut "établir une liste noire des hedge funds et interdire aux banques françaises de financer ce type de fonds extérieurs", a-t-il ajouté. "Le principe que je poserai c'est qu'aucune banque ne doit être en relation avec un fonds qui n'est pas sur un marché organisé."

Deuxième principe, selon François Hollande, "aucune banque ne devrait pouvoir travailler avec un pays qui abrite un paradis fiscal".

"Dès lors, aucune banque française ne pourrait entretenir quelque relation que ce soit avec d'autres établissements installés dans des paradis fiscaux", a-t-il poursuivi.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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