Nicolas Hulot a annoncé mardi sur France Inter son départ du gouvernement. Mais en quittant le ministre de la transition écologique, il laisse derrière des dossiers importants toujours en suspens.

Parmi tous les dossiers sur la table, la place du nucléaire et des énergies renouvelables
Parmi tous les dossiers sur la table, la place du nucléaire et des énergies renouvelables © AFP / NurPhoto / Alain Pitton

Les transports, l'énergie, le climat. Nicolas Hulot attendait des arbitrages cruciaux en cette rentrée. 

Le gouvernement va bientôt présenter une loi sur les mobilités, un texte qui doit notamment promouvoir des transports plus propres. Avant ses vacances, le ministre de l'Environnement se battait encore pour obtenir les crédits nécessaires à un grand plan vélo. 

Autre échéance importante, le gouvernement doit élaborer une nouvelle feuille de route énergétique : la PPE, la programmation pluriannuelle de l'énergie. Elle va préciser pour les dix ans à venir la place du nucléaire et des énergies renouvelables. Nicolas Hulot espérait un calendrier de fermetures de certaines centrales nucléaires pour parvenir à une réduction de la part de l'électricité produite par l'atome. A-t-il su qu'il allait devoir y renoncer ? En tout cas le bras de fer s'annonçait très tendu avec EDF.

Quant à la lutte contre le réchauffement climatique, l'exécutif doit réviser, avant la fin de l'année, sa stratégie nationale Bas-carbone qui définit la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. car la France a beau être le pays de l'Accord de Paris, elle ne respecte pas ses objectifs climatiques. Nos émissions de CO2 sont reparties à la hausse depuis 2016.  

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